Fonds des Archives du diocèse et de l'archidiocèse de Chambéry
(1230-1958)

 

Sous-série 43 F

560 articles

Dépôt 1966

IR 2415

Répertoire numérique et index, 61 pages

Etabli par Francine GLIERE, 1970

 

Note d'André PERRET dans le guide des archives de la Savoie, 1979

Déposé sur l'initiative de Mgr de Bazelaire, archevêque de Chambéry, ce fonds, qui occupe 20 mètres de rayonnages, est composé par les archives de l'évêché puis archevêché de Chambéry depuis l'érection de ce diocèse en 1779 et de documents plus anciens. Il comprend des bulles de nomination et dossiers d'archevêques, des visites pastorales de 1825 à 1906, des registres de correspondance de 1807 à 1873, des lettres pastorales et mandements, un registre des ordinations (XIXe s.), des dossiers d'administration diocésaine, comptabilité, dispenses, procédures, conseils des fabriques, dossiers par paroisses.

Dans ce fonds sont conservées les archives de l'ancien diocèse de Chambéry et Genève, constitué après le Concordat : registres d'érection des paroisses (1803), registres des nominations et institutions des recteurs (1803-1804), le registre des prêtres du diocèse, commencé en 1803, etc.

Il faut signaler aussi un registre des rentes de l'abbaye de Tamié (1753), deux registres relatifs à l'abbaye d'Hautecombe (XIXe s.) et les archives de la chartreuse d'Aillon en Bauges depuis le XVe siècle, la forêt et les biens d'Aillon ayant été donnés, lors de la restauration sarde, comme mense épiscopale au diocèse.

 

Introduction du Répertoire numérique

IMPORTANCE ET LACUNES DU FONDS

Ce fonds n'est pas uniquement diocésain ; en effet, outre des minutes notariales nous trouvons les archives du grand séminaire et surtout les registres de communautés religieuses disparues au moment de la révolution, notamment les archives du prieuré de Notre-Dame de Bellevaux et de la chartreuse d'Aillon qui fournissent d'utiles renseignements sur l'activité métallurgique des monastères aux environs de 1780-1790.

Ces archives, dont peu de documents subsistent du diocèse de 1779, sont abondantes pour la période de la reconstruction concordataire et pour l'époque sarde. Les affaires officielles sous forme d'enregistrement de la correspondance et de lettres nous sont bien parvenues. Mais globalement l'ensemble de ces archives vont en s'amenuisant à partir de 1860, au début du XXe siècle.

S'y révèlent néanmoins l'administration du diocèse ainsi que le fonctionnement d'un de ses rouages, le tribunal d'officialité.

Dans tous les autres domaines, formation des clercs, enseignement, vie des paroisses, les archives fournissent plus de renseignements sur l'état matériel des églises et du mobilier qu'au " status animarum ". Mais nous devons tenir compte des nombreuses vicissitudes de ces documents et ne pas perdre de vue qu'ils ne nous sont sans doute pas tous parvenus du fait de la dispersion des papiers personnels lors des successions. Si la mentalité religieuse peut s'appréhender à partir des procès-verbaux des visites pastorales et les thèmes des mandements et des lettres pastorales , nous disposons de peu de matériaux au niveau des fidèles et des paroisses, si ce n'est l'existence de confréries et l'instauration de dévotions telles l'adoration perpétuelle et le chemin de croix vers 1880 .

 

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