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EXPOSITION : Eglises et chapelles en Savoie et Haute-Savoie

EXPOSITION VIRTUELLE :
EGLISES ET CHAPELLES EN SAVOIE ET HAUTE-SAVOIE

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EGLISE NOTRE-DAME DE PLAIMPALAIS A ALBY-SUR-CHERAN

Le département de Haute-Savoie compte de nombreuses églises conçues par l’architecte Maurice NOVARINA. Ainsi, Thonon-les-Bains, Annecy, Etrembières, Passy, Avoriaz possèdent toutes une ou plusieurs églises de cet artiste. Nous avons choisi de présenter ici l’église d’Alby-sur-Chéran.

En 1934, l’église Saint-Donat d’Alby-sur-Chéran disparaît suite à un effondrement dans le Chéran et à un incendie. Il n’en reste aujourd’hui qu’une petite chapelle du XVIème siècle. Les messes sont alors célébrées dans la chapelle Saint-Maurice, de petite taille et assez difficile d’accès.

L’abbé Périllat, alors curé de la paroisse, décide d’entreprendre la construction d’une nouvelle église au chef-lieu.

Le projet est lancé dès 1950, mais les travaux ne débuteront réellement qu’en 1954. Devant le peu de moyens dont dispose la paroisse, la population prend part activement à la réalisation de ce projet en organisant des kermesses et en participant bénévolement aux travaux.

La commune fait appel à l’architecte thononais Maurice NOVARINA pour la réalisation des plans. D’inspiration byzantine, l’église est construite en un plan simple et rectangulaire, dotée d’une unique nef. La particularité du clocher est à noter : haut de 22 m, de forme cylindrique, agrémenté de 108 lucarnes, il rappelle les nombreux châteaux que comptait Alby-sur-Chéran au Moyen-Age. Les pierres apparentes ont été taillées à la main par deux habitants d’Allèves.

 

Soucieux de son intégration dans le paysage, l’architecte recouvre la toiture d’ardoises. Le plafond est quant à lui revêtu de lames de bois en sapin du pays. Rappel de la tradition byzantine, les fonts baptismaux sont placés sous le clocher.

Dès 1960, l’église est ouverte au culte.

Maurice NOVARINA sollicite le verrier Alfred MANESSIER pour la conception des vitraux. Réalisés à Chartres dans les ateliers du LORIN, les vitraux ont une épaisseur de 27 à 30 mm. Ils sont assemblés par des nervures d’acier enserrées dans les joints au ciment, de manière à rendre les panneaux solidaires et plus résistants. Cette technique très particulière a l’avantage de laisser passer la lumière. Tous sont dédiés à la Vierge.

Travail titanesque ayant demandé 5 mois de travail, l’ensemble pèse 4 tonnes de verre et une de ciment. Ils sont inaugurés en 1978. Ces vitraux sont aujourd’hui classés.