|



          

|
|
L’HOTEL DE VILLE DE CLUSES
Ce
n’est qu’au tout début du XXème siècle que Cluses,
alors petite ville de 2200 habitants, se dote d’un hôtel de ville
digne de ce nom. De style néo-classique, il est l’œuvre de l’architecte
annecien Fleury Raillon. Inauguré le 3 août 1903, ce symbole
républicain et laïc a été construit sur l’emplacement
d’un ancien couvent de Cordeliers, démoli en 1899 et qui servit,
entre autres choses, de maison commune.
Siège de la prestigieuse Ecole Nationale d’Horlogerie,
Cluses se devait d’avoir un édifice à la hauteur de sa
réputation. Imposante et coûteuse, la nouvelle construction
suscite de nombreuses critiques : un opposant au maire parle même
de "palais en carton-pâte ". Cent ans plus
tard, l’hôtel de ville est toujours vaillant.
L’hôtel
de ville n’est pas uniquement siège du pouvoir municipal. Il
abrite en son rez-de-chaussée plusieurs services publics : les
PTT, la justice de paix, l’octroi. Le 1er étage est
occupé par les services administratifs communaux (en fait un
secrétaire de mairie, alors unique agent administratif) et les
salles de réunion, dont celle du conseil. Le reste du bâtiment
est aménagé en logements. A noter que l’horloge publique,
sous les combles, est reliée par ligne téléphonique
à une horloge-mère située à l’école
d’horlogerie.
Au cours de ces cent années, le bâtiment
n’a subi aucune modification extérieure majeure. Il a par contre
été maintes fois remanié intérieurement
(aménagement de bureaux ; intégration d’éléments
de confort comme le chauffage central ou l’ascenseur, …). Non seulement
il n’accueille plus de services publics extérieurs, ni de logements,
mais bon nombre de nouveaux services municipaux n’ont pu y trouver place.
Il demeure néanmoins le symbole du pouvoir municipal, dans lequel
se font les grandes réceptions, et devant lequel s’organisent
les manifestations de protestation.
|