NOTES

[1] Au XIe siècle, les Humbertiens sont qualifiés de " comtes " sans précision géographique. Au XIIe, ils sont dits le plus souvent " comtes de Maurienne " et " marquis en Italie ". Le terme de " comte de Savoie " s’impose au XIIIe. En 1416, le comte Amédée VIII reçoit de l’empereur l’autorisation de prendre le titre de duc. On emploie couramment le terme de " principauté " pour désigner l’ensemble des territoires soumis à l’autorité des comtes puis ducs de Savoie : c’est une manière de souligner la quasi indépendance dont ils bénéficient à l’égard du pouvoir supérieur de l’Empereur. Il est donc permis de parler des " princes " savoyards, à condition de ne pas oublier qu’ils n’ont jamais porté officiellement cette titulature, si ce n’est une vague qualification de " prince d’Empire " qui est parfois accolée à leurs autres titres.

[2] Le terme existait bien auparavant, mais il désignait alors un seigneur, alleutier ou vassal, détenteur d’une part de pouvoir banal et appuyant sa domination sur un château.

[3] Savoie, Novalaise, Viennois, Bourg-en-Bresse, Bugey, Chablais, Vaud, Val d’Aoste et Suze.

[4] Dapifer = " celui qui apporte les plats ".

[5] " Le seigneur a vu (ce compte) et n’est pas satisfait ".

[6] " Comme le dit le châtelain ", " comme il l’affirme par serment ". Ces formules attestent que la procédure de vérification des comptes était largement orale.

[7] " Le riche aide le pauvre ".