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L'AVENTURE ARCHITECTURALE DES STATIONS DE SPORTS D'HIVER
Auteur : Jean-Pierre HARDY - Niveau de lecture : Public |
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Page 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 VALMOREL, RETOUR AU VILLAGE VALMOREL, RETOUR AU VILLAGE A Valmorel le schéma était particulièrement
clair: Les champs de ski occupent le fond de la vallée du Morel, dont
les 2 communes de Doucy et des Avanchers forment une suite
de hameaux en chapelet à la même altitude sur les deux versants. Une route
de liaison existait déja en grande partie, et permettait de relier cet
habitat existant aux champs de ski dont le relief en amphithéatre se prête
bien à la convergence des pistes et des remontées mécaniques. Les différents services et équipements
à créer intéressaient autant les habitants permanents que les touristes,
et seraient utilisables autant en été qu'en hiver, dans un site humanisé.
En effet, il existait dans cette vallée une tradition ancienne d'accueil
touristique. II y avait là l'opportunité de faire cohabiter les deux populations
en valorisant le bâti existant , grosses maisons anciennement couvertes
en chaume, quelques unes portant un décor peint, qui pouvaient inspirer
les architectes pour les extensions à prévoir. L'architecte Michel Besançon, crée
en pied de pistes un nouveau village qui avec des toits de lauze, le bois
en bardage et la pierre en soubassement dont la silhouette est dans la
lignée de Montchavin. L'ensoleillement restreint en fond de vallée incite
à réduire la hauteur des constructions qui regroupées dans la pente délimitent
des espaces intimistes reliés par des cheminements piétonniers. L'accent
est mis sur une rue commerçante richement décorée, dans le bas de la station,
qui renouvelle la tradition de la "grand-rue" que l'on
retrouve dans beaucoup de villages en Savoie avec des façades peintes
en trompe-l'oeil. On peut seulement regretter que ce décor ignore
l'existence d'une culture locale à laquelle il aurait pû se rattacher. Les services de l'Equipement voient là
une orientation nouvelle sécurisante qu'ils vont s'efforcer de généraliser. Il faut signaler une avancée importante,
pour ce qui est de la prise en compte du service rendu par les agriculteurs
dans l'entretien du site, sous la forme d'une participation financière
volontaire des propriétaires sur les M2 construits. Le District du Bassin
d'Aigueblanche affecte 1 /3 de cette participation à l'agriculture locale
et consacre le reste à l'amélioration et à l'animation des espaces publics. Le loisir contemporain, et c'est un
constat, évolue dans une zone de confluence de notre plus profonde mémoire
de la fête, nos besoins de repos et nos fantasmes citadins, rêvant tantôt
une ville parfaite, tantôt une ville impossible. Michel BEZANCON T et A N°333. dec 80 |
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