| < |
| Toutes les cartes |
| Cartes Historiques |
| Relief |
| Précipitations |
| Géologie |
| Administration |
| Végétation |
| Energie |
| Transport |
| Agriculture |
| Religion |
| Tourisme |
| Industrie |
|
Archives
Haute Savoie |
| Archives
communales et intercommunales |
|
Publications |
| |
- |
|
L'AVENTURE ARCHITECTURALE DES STATIONS DE SPORTS D'HIVER
Auteur : Jean-Pierre HARDY - Niveau de lecture : Public |
|||
|
|
Page 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 CONTRIBUTION A UNE ARCHITECTURE DE MONTAGNE CONTRIBUTION A UNE ARCHITECTURE DE MONTAGNE Courchevel doit beaucoup également au
champion Emile Allais qui rapporte des Etats Unis une précieuse
expérience en matière d'entretien des pistes et de remontées mécaniques
. II crée avec Paul Gignoux l'Ecole française de ski et interviendra dans
la conception de la plupart des grands sites de stations. L'approche de l'architecture à partir
de la réalité du terrain et des fonctions fait l'effet d'une découverte.
Le succès est immédiat. La "station sociale" devient une station
à la mode. Le résumé des principes d'architecture tient en quelques pages
de croquis que le Ministère de la Reconstruction et du Logement va diffuser
largement et préconiser comme la nouvelle façon de construire en montagne.
La forme des bâtiments et leur procédé de construction très simple vont
être copiés sans aucune réflexion dans toute la montagne et au delà. Ils
sont imposés par les règlements d'urbanisme, y compris dans les vieux
villages. Ce qui était le résultat d'une démarche de conception architecturale
d'une exceptionnelle qualité dans un contexte exceptionnel va être exploité
comme une recette passe-partout. A Courchevel même, en périphérie des zones
couvertes par le cahier des charges, ou sur les hameaux voisins apparaissent,
à la fin des années 60, des constructions disproportionnées qui détèriorent
singulièrement l'image de la station. En fin de compte, la municipalité
qui sent que la maîtrise lui échappe pense trouver un second souffle en
entraînant les propriétaires fortunés dans une entreprise spéculative
consistant à rhabiller les chalets d'origine selon des modèles d'Europe
centrale avec toit à deux pans, ce qui fait gagner un volume important.
La plus-value qui en résulte permet le rajout d'un décor surrabondant.
C'est évidemment toute la physionomie de la station qui en est transformée.
La banalisation luxueuse peut-elle remplacer l'audace tranquille
de la création originale ? Pour favoriser cette démarche, nous
avons fait deux choses: Aux particuliers, nous avons dit: « Vous avez
un toit à un pan, vous faites faire un toit à double pente, et les mètres
carrés que vous aurez en dessous, vous les gagnez. » Et aux hôteliers,
nous avons dit en plus : « il y a une taxe spéciale pour le dépassement
du PLD ( plafond légal de densité ). Cette taxe, vous ne la payerez pas,
car c'est la commune qui la fixe, et on la fixe à zéro. » On a donc donné
une incitation fiscale pour qu'ils modernisent leurs hôtels. Et c'est
comme ça qu'on a lancé ce mouvement qui a permis de rénover l'aspect extérieur
de Courchevel, qui a plu à la clientèle et nous a valu beaucoup de compliments,
et la critique de quelques architectes. Michel Ziegler, M aire de St Bon -
Courchevel cité par Gildas Leprétre dans "l'épopée de Courchevel"
1996 La démarche créative de Courchevel va
être reprise dans les principales opérations qui se succèdent les années
suivantes : systématiquement, chaque fois que cela est possible, les stations
sont implantées au niveau des alpages communaux, ce qui facilite l'acquisition
du foncier et garantit un meilleur enneigement. On va par ailleurs tout
faire pour qu'il y ait un maître d'ouvrage unique et un seul concepteur
afin d'éviter tout dérapage. |
||
| - |
|