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l'architecture rurale des pays de savoie
Auteur : Paul GRILLET - Niveau de lecture : Scientifique
SOMMAIRE

TOUS PUBLICS
  • L'architecture rurale des pays de Savoie

  • EXPERTS
  • Introduction
  • Pays de bois
  • Pays de pierre
  • Pays de pisé
  • Conclusion

    ANNEXES ET DOCUMENTS
  • Restauration et réparation des anciennes maisons de pays
  • Bibliographie
  • Faucigny : Samoëns
  • Faucigny : Brison
  • Chablais : Les Gets
  • Chablais : Abondance
  • Bornes : Manigod
  • Bornes : Le Grand-Bornand
  • Beaufortain : Hauteluce
  • Beaufortain : Beaufort
  • Tarentaise-Vanoise : Champagny
  • Tarentaise-Vanoise : Saint-Jean-de-Belleville
  • Haute-Tarentaise : Bourg-Saint-Maurice (1)
  • Haute-Tarentaise : Bourg-Saint-Maurice (2)
  • Haute-Tarentaise : Bourg-Saint-Maurice (3)
  • Haute-Tarentaise : Landry
  • Haute-Tarentaise : Villaroger
  • Maurienne : Saint-jean d'Arves
  • Maurienne : Saint-André
  • Maurienne : Lanslebourg
  • Maurienne : Lanslevillard
  • Genevois : La-Roche-sur-Foron
  • Cluse de Chambéry : Les Marches
  • Combe de Savoie : Saint-Pierre d'Albigny
  • Chautagne : Chindrieux
  • Albanais : Héry-sur-Alby
  • Bauges :Les Déserts
  • Bauges : Curienne
  • Chartreuse : Entremont-le-Vieux
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    Pays de pierre :

    En Tarentaise, les murs sont en pierre non appareillée montant jusqu’à la charpente, y compris sous les pignons. Les couvertures sont en couvrures de schiste.

    Deux différences majeures se remarquent entre le chalet et la maison-chalet. Dans cette dernière, une galerie court tout au long de la façade et l’élargissement est souligné par de grosses colonnes de maçonnerie (piliers cylindriques construits en pierre de galets bien adaptés à la forme circulaire) extérieures à la construction et supportant un toit largement débordant. Elles sont parfois construites sur des murs gouttereaux. Leur nombre et leur emplacement sont variables (jusqu’à six). Ce type de construction est très répandu autour de Bourg-saint-Maurice et de l’autre côté des Alpes d’Aoste jusqu’à Cuneo.

    Dans la haute vallée de l’Isère, les blocs de pierre, qui abondent dans les éboulis, sont utilisés tels quels et parfois, grossièrement aménagés, voire même dédoublés… rendant les maisons absolument "minérales".

    En Haute-Maurienne, les constructions sont aussi en maçonnerie grossière. L’emploi du bois se réduit à la charpente dont les pannes appuyées sur les murs pignons, soutiennent une toiture de couvrures de schiste ou de gneiss.

    Dans la basse vallée de l’Arc ainsi que dans les vallées de l’Arvan-Villards et du Glandon, la charpente plus élaborée présente plusieurs fermes ainsi qu’un pignon ceinturé par un bardage de planches. Des "galeries" courent sur toute la façade.

    Sur le toit, la pente est de l’ordre de 40 à 45°, la couverture est faite d’ardoises. La partie habitée, qui se situe au niveau du sol est souvent construite en voûtes de pierre.

    Les maisons du Bas-Chablais présentent souvent la caractéristique particulière de se grouper jointivement en ilôts séparés par des placettes. Alors que la façade se réduit au minimum, le corps du bâtiment s’étire au contraire entre les deux maisons mitoyennes. Les habitants occupent l’étage laissant le bétail au rez-de-chaussée.

    Le pays de la Côte (Bas-Chablais occidental) a des volumes simples, le toit est ici à deux pans, la couverture en tuiles plates avec des pentes de 55 à 60°.

    A l’Est, le pays Gavot distingue deux bâtiments : l’un à plusieurs niveaux en maçonnerie, recouvert d’une toiture avec croupe et l’autre avec une maçonnerie moins importante mais avec un bardage de bois plus développé notamment dans la partie réservée au stockage du foin et des matériels. Des éléments extérieurs tels que escaliers de pierre et balcons viennent habiller la façade et mettent en valeur l’architecture locale d’une manière très significative.

    Alors que la Chartreuse présente des maisons cubiques avec des toits (d’ardoise ou de tuile) à quatre pans bien séparées des granges et écuries, les Bauges offrent des bâtiments en long donnant sous le même toit et côte à côte les services et l’habitation. Les édifices y sont en pierre et les façades s’ouvrent dans un des murs gouttereaux. La toiture est ici aussi à quatre pans mais seuls les deux plus grands sont égaux. Une croupe d’un côté du faîtage et une fausse croupe de l’autre côté formant auvent, donnent à la maison dont la couverture de chaume (puis en tôle ou en ardoise) est très enveloppante, une allure tout à fait remarquable.

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