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l'architecture rurale des pays de savoie
Auteur : Paul GRILLET - Niveau de lecture : Scientifique
SOMMAIRE

TOUS PUBLICS
  • L'architecture rurale des pays de Savoie

  • EXPERTS
  • Introduction
  • Pays de bois
  • Pays de pierre
  • Pays de pisé
  • Conclusion

    ANNEXES ET DOCUMENTS
  • Restauration et réparation des anciennes maisons de pays
  • Bibliographie
  • Faucigny : Samoëns
  • Faucigny : Brison
  • Chablais : Les Gets
  • Chablais : Abondance
  • Bornes : Manigod
  • Bornes : Le Grand-Bornand
  • Beaufortain : Hauteluce
  • Beaufortain : Beaufort
  • Tarentaise-Vanoise : Champagny
  • Tarentaise-Vanoise : Saint-Jean-de-Belleville
  • Haute-Tarentaise : Bourg-Saint-Maurice (1)
  • Haute-Tarentaise : Bourg-Saint-Maurice (2)
  • Haute-Tarentaise : Bourg-Saint-Maurice (3)
  • Haute-Tarentaise : Landry
  • Haute-Tarentaise : Villaroger
  • Maurienne : Saint-jean d'Arves
  • Maurienne : Saint-André
  • Maurienne : Lanslebourg
  • Maurienne : Lanslevillard
  • Genevois : La-Roche-sur-Foron
  • Cluse de Chambéry : Les Marches
  • Combe de Savoie : Saint-Pierre d'Albigny
  • Chautagne : Chindrieux
  • Albanais : Héry-sur-Alby
  • Bauges :Les Déserts
  • Bauges : Curienne
  • Chartreuse : Entremont-le-Vieux
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    Conclusion :

    Il est difficile de discerner dans l’habitat les inévitables implications ou distinctions sociales. Il est évident que les "grandes familles" portaient leur goût vers des bâtiments mieux faits, plus sûrs et plus ostentatoires, qui ont été souvent plus durables que les édifices forcément plus chétifs des pauvres ou des malchanceux dont on a du mal à se représenter actuellement les conditions de vie.

    On n’en finira jamais de discuter du sens naturel des Savoyards d’antan. Il est évident que le bon sens et la tradition suppléaient normalement à l’absence de culture abstraite de l’environnement, mais cela n’empêchait pas les inévitables catastrophes naturelles ou humaines (comme les incendies) d’autant qu’en période de surpopulation (juste avant la grande peste du XIVème siècle ou de 1750 à 1860), on avait comme aujourd’hui tendance à bâtir sur des sites de moins en moins sûrs (surtout en haute altitude).

    Le groupement humain le plus courant en Savoie est le hameau (caractérisé souvent par ses jardins et sa chapelle et plus tardivement par son four à pain et sa fontaine) ce qui n’empêche pas des préférences individualistes et isolées dans les bas-pays ou au contraire dans les alpages. Remarquons cependant des ensembles de plus en plus "denses" d’Ouest en Est. On ne cessait autrefois de dénoncer les villages trop "serrés" et étouffés par des ceintures d’arbres que l’on s’empressa de dégager après 1860 (du fait de la dépopulation).

     

    QUELQUES REMARQUES ESSENTIELLES :

    Notre insistance sur la variété architecturale des pays de Savoie n’a d’autre but que de révéler la richesse des types architecturaux savoyards. Aucun d’entre eux ne constitue un modèle définitivement figé dans ses formes, ses volumes et ses dimensions, d’autant que l’on utilise actuellement le béton armé ou le moëllon et que les bois sont sciés électriquement à la machine et recouverts de peintures "rustiques".

    Cette présentation eût été impossible sans les documents de Henri Raulin et l’aide des CAUE de Savoie et de Haute-Savoie. La meilleure manière de respecter la tradition est moins de copier servilement les styles anciens qui correspondent à des sociétés irrévocablement disparues mais de respecter quelques règles essentielles pour éviter la banale conformité contemporaine et entretenir les continuités de respect du climat et de l’environnement.

     

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