les GARELLAZ père et fils

1°GARELLA Franco-Antonio

Né à Biella, il fut reçu ingénieur et architecte civil de la Royale Université de Turin le 27 mai 1733 sur un projet de palais et de citadelle. Il est directeur général des routes et dirigera de nombreux travaux publics jusqu’en 1766. En décembre 1720, l’Intendant général Riccardi l’envoie receptionner les travaux des ponts du secteur d’YENNE, et il étudie la transformation du château de Bellerive sur le lac Léman en entrepôt à sel et tabacs. Son premier projet d’église connu en Savoie est celui, en 1722-1724, de la belle église Saint-Etienne de CHÂTEAUNEUF, puis la paroissiale d’EVIAN (23 janvier 1729), et l’église de DOUSSARD en 1736. Il s’occupe des réparations de la route de Maurienne dégradée par les errements de l’Arc en 1734, de la route Turin-Genève dans le secteur de FAVERGES, ANNECY et THÔNES, et des dégâts des inondations de Chautagne. En 1740, on lui confie la construction des digues de l’Arve pour la protection de CAROUGE, et un projet pour les Bains d’AIX. Durant l’occupation de la Savoie par les Espagnols de 1742 à 1749, tout est arrêté, les activités ne reprennent qu’en avril 1749 pour les réparations du Fort de Charbonnières à AIGUEBELLE et du Fort de MIOLANS, avec un devis estimatif de 10. 999 livres. Il inspecte en juillet 1749 le clocher menaçant ruine de l’église Saint-Léger de CHAMBERY, et en 1761 il restaure une partie du château de Chambéry, dont les toitures de la Sainte-Chapelle. En 1752, on lui avait commandé le dessin de la belle fontaine de CONFLANS.

2°GARELLAZ Francesco-Luigi

Fils du précédent, il naquit à Chambéry le 1er décembre 1727 et fit son apprentissage auprès de son père. Reçu architecte civil de Turin le 22 avril 1756, il est qualifié d’architecte des Ponts et Chaussées, à partir de mai 1781. Il a surveillé les travaux de la digue des capucins au pont de COGNIN, et la nouvelle route des ECHELLES. En 1756, on lui confie les réparations de la digue de Chautagne. La réforme des études de 1762 l’oblige à passer un nouvel examen sur présentation d’un projet d’église, et, en 1764, il devient architecte du roi. Certains de ses projets, bien qu’approuvés par Mgr Biord, ne furent pas suivis d’éxécution, mais il reconstruisit l’église de VEYRIER en 1773. En 1775, il se charge de l’arc de triomphe pour l’arrivée du roi VICTOR-AMEDEE III, et en 1787 on le charge d’un projet non suivi d’éxécution d’endiguement de l’Isère à hauteur de MONTMELIAN. On lui doit la reconstruction de l’église Saint-Maurice d’ECOLE-EN-BAUGES suivant l’ordre dorique, dans un style qui est certainement le plus représentatif du baroque piémontais en Savoie.