JEAN-JACQUES TODESCOZ d’Alpe Collico, actif de 1675 à 1708
Il travaille rarement seul, d’abord associé à MOLINO, puis à GUALLA . On le trouve en 1675 à SAINT-OYEN puis à LE BOIS, avec MOLINO. En 1677 il exécute le maître-autel de GRANIER, où il s’installe et épouse une fille du pays. On lui doit : en 1677 le maître-autel des ALLUES, celui de SOLLIERES avec MOLINO en 1683, celui disparu des AVANCHERS en 1684, de l’église de SAINT-MARTIN-DE-BELLEVILLE en 1686 et l’autel du Bienheureux Paul ermite en 1689, l’autel du Rosaire des CHAPELLES en 1693.
Sa grande oeuvre est le maître-autel de l’église de PEISEY-NANCROIX (prix-fait du 2 août 1700) avec GUALLA, pour 5000 florins. Durant cinq ans, ils vont mettre en scène la Sainte Trinité trônant au milieu d’une gloire de nuages argentés, environnée de têtes de chérubins et d’anges dorés. Au dessus du dôme, au lieu du "crucifix habituel, y feront l’Enfant Jesus embrassant sa croix habillé en or, la croix dorée, la nudité et la chevelure couleur naturelle", et deux grandes statues, l’une de sainte Catherine, l’autre de saint Jean-Baptiste, saint Pierre et saint Paul, l’Annonciation à demi-relief, le fond du retable où est la Trinité azuré, c’est-à-dire émail fin à l’huile, et tout le reste du fond en cinabre avec son vernis, avec ses 115 figures et ses anges termes", et ses rinceaux habités de grenades à demi-éclatées. Cette oeuvre magistrale servira d’inspiration à JACQUES CLAIRANT pour son fameux rétable de CHAMPAGNY-LE-BAS.
PHOTOS 63 ou 63’ et 64 : maître-autel de Peisey-Nancroix
