| < |
| Toutes les cartes |
| Cartes Historiques |
| Relief |
| Précipitations |
| Géologie |
| Administration |
| Végétation |
| Energie |
| Transport |
| Agriculture |
| Religion |
| Tourisme |
| Industrie |
|
Archives
Haute Savoie |
| Archives
communales et intercommunales |
|
Publications |
| |
- |
| . |
Genève
Auteur : André PALLUEL-GUILLARD - Niveau de lecture : Public |
||||||
|
Introduction - résuméGenève présente l'originalité d'une grande ville coupée de son arrière-pays par une frontière matériellement réduite mais psychologiquement et culturellement assez forte pour empêcher une unité que tout le monde souhaite et craint en même temps. Cité allobroge puis romaine, Genève connaît sa première rupture lors de la liquidation du royaume burgonde dont elle était le centre. Elle se situe mal dans les royaumes postérieurs et finalement se retrouve au début du second millénaire comme une ville dynamique mais obligée de jouer entre les puissances antagonistes de l'évêque, des comtes de Genève et de ceux de Savoie, querelles stériles et coûteuses qui permettent cependant aux bourgeois de défendre leur indépendance. Certes à la fin du XV° siècle, on crut cette dernière bien menacée et Genève sur le point de passer sous la coupe des nouveaux ducs de Savoie mais deux éléments essentiels viennent la sauver, l'entente avec la confédération helvétique et surtout l'adhésion à la Réforme anti-catholique qui coupe définitivement Genève de la Savoie. Devenue en même temps république indépendante et la Rome protestante, Genève soutenue discrètement par la France et par la Suisse peut ainsi résister au duc de Savoie (qui échoue dans sa tentative de reconquête, la fameuse escalade de décembre 1602) . Elle se renouvelle par deux vagues successives d'immigrés (le "premier refuge" qui attire au XVI° siècle des protestants venus de toute l'Europe occidentale et un "second refuge" qui concerne un siècle plus tard les protestants français chassés par Louis XIV), elle devient alors une place célèbre autant par son austérité que par son succès économique, . En effet son industrie textile prospère avec la laine et la soie suivie ensuite par le coton, mais elle se donne aussi une spécialité fructueuse avec la joaillerie et l'horlogerie que des négociants exportent dans le monde entier. Ce dynamisme lui permet de s'enrichir et de devenir un centre financier
essentiel investissant et prêtant de l'argent à toute l'Europe.
Cette situation fructueuse permet au XVIII° siècle une belle activité
intellectuelle et une intéressante émigration (ainsi le
banquier et ministre Necker en France), tout ceci n'est pas sans danger
puisq La Révolution française compromet ces données et Genève appauvrie et divisée doit se livrer à la France 1798 à 1814 et ne sera sauvée que par l'intervention des coalisés antinapoléoniens. Pour se garantir, la république entre dans la confédération suisse et obtient un agrandissement limité mais fondamental vers Gex et la Savoie. Dès lors la ville suit l'évolution libérale et démocratique générale même si elle a du mal à connaître la paix religieuse et encore plus de mal à défendre son industrie et ses transports. La modernisation essentielle arrive néanmoins au XX° siècle, avec l'installation progressive ici de maintes organisations internationales (la Croix-Rouge dés 1864, puis la SDN en 1919, suivi après 1945 du BIT -travail-, de lOMS -santé-, de PUTT -télécommunications-, CIM -migrations-, CERN -nucléaire- et Conseil Oecuménique des Eglises). Cet éclat s'accompagne d'un grand essor financier, commercial et industriel qui attire dorénavant des milliers d'émigrés du monde entier et des milliers de travailleurs journaliers dits les frontaliers devenus une partie essentielle de la société haut-savoyarde. Parallèlement ce nouvel enrichissement pousse les Genevois à considérer la Haute-Savoie comme un lieu essentiel, agréable et fructueux de résidence, d'investissements et de plaisir. Les relations de plus en plus étroites entre la Savoie et Genève posent la question fondamentalement plus profonde des liens entre la Suisse et la France et bientôt entre la Suisse et la communauté européenne. On s'aperçoit du décalage entre des relations matériellement si fortes et celles beaucoup plus difficiles au niveau des traditions religieuses, sociales et culturelles. L'Union européenne est en position de force vis à vis de la Confédération mais à l'inverse c'est Genève qui a le plus d'atouts dans ses liens avec la Savoie. Le XXI° siècle s'ouvre ainsi sur bien des contradictions et bien des incertitudes sans la possibilité de revenir sur les situations antérieures. |
||||||
| - |
|
||||||