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Le nord-Genevois |
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PersonalitésLouis Armand. Né à Cruseilles en 1905, fils d’instituteur, polytechnicien. Il est devenu directeur général de la SNCF (1955-1958), président d’Euratom (1958-1959), membre de l’Académie des Sciences morales et politiques (1960) et de l’Académie française (1963). Technicien à la base, c’était également un esprit vigoureux et fécond, européen et régionaliste, éternel promoteur de sa région d’origine. Mort à Paris en 1971. Ce talent universel est quelque peu oublié aujourd’hui. Une biographie vient de lui être consacrée.
Noémi Regard. Née en 1873 à Feigères. Issue d’une famille savoyarde convertie au protestantisme dans les années 1850, elle devint institutrice dans la région de Saint-Julien-en-Genevois. Elle écrivit plusieurs ouvrages – quasiment introuvables aujourd’hui – dans lesquels l’auteur fait part de ses préoccupations morales et religieuses. Parmi ceux-ci on peut citer : Madame E. Pieczynska, sa vie avec cinq portraits, 1933, ouvrage consacré à cette pionnière polonaise du féminisme en Suisse. Dans une petite école. Chants très doux pour des temps très durs, trois ouvrages parus aux Éditions Delachaux & Niestlé, à Neuchâtel et Paris. Qu'est-ce que la vérité ? Correspondance entre le Docteur Raymond Penel et Noémi Regard, publiée par Georges Goyau de l’Académie Française en 1926. Elle mourut en 1952.
François Buloz, journaliste (né à Vulbens, en 1803 décédé à Paris en 1877). D'abord chimiste en 1825, puis compositeur d'imprimerie et correcteur, François Buloz devint, en 1831, rédacteur en chef de la "Revue des deux Mondes", il en fit le périodique le plus influent de la monarchie de Juillet et du Second Empire.. En lui imposant une orientation audacieuse, il propulsa la revue au premier rang des publications périodiques. Il réunit autour de lui l'élite des écrivains français : Sainte-Beuve, Victor-Hugo, Alfred de Vigny, Alfred de Musset, George Sand, Balzac, Alexandre Dumas père et, plus tard, Octave Feuillet, Taine et Renan. Il eut un traité avec George Sand de 1832 à 1841, date à laquelle ils se brouillèrent. Ils se réconcilièrent en 1858. A partir de ce moment, George Sand publia toutes ses oeuvres dans la "Revue des deux Mondes". De 1847 à 1848, François Buloz fut administrateur de la Comédie-Française.
Michel Marie Pacthod, Né le 16 janvier 1764, à Saint-Julien, Pacthod, garde du corps du roi de Piémont.Sardaigne, il se rallie à la Révolution lors de l'occupation, puis est élu lieutenant-colonel par les volontaires du département du Mont-Blanc. Au siège de Toulon, il est blessé sept fois. Commandant la place de Marseille en 1795, il supportera plus tard la rancune de Bonaparte, pour ne pas avoir suffisamment aidé sa famille réfugiée à Marseille et alors dans la misère: général de brigade en 1795, il ne sera fait général de division qu'en 1808 , malgré de nombreux faits d'armes. Ce ne sont que ses actions en Espagne, à Durango et à Espinosa, qui lui gagnent cette promotion. Il est à l'armée d'Italie (prince Eugène) en 1809. Il est relégué à Naples, en Illyrie, et retrouve la Grande Armée pour la campagne de 1813. Il est fait comte de l'Empire après la bataille de Bautzen. Il se bat héroïquement pendant la campagne de France, est blessé et fait prisonnier. Il refuse de combattre pendant les Cent-Jours et finit sa carrière comme inspecteur général de l'infanterie. Il meurt à Paris le 24 mars 1830.
Emile Chautemps est né le 2 mai 1850 à Valleiry. Docteur en médecine, il adhérera au groupe radical-socialiste et sera élu conseiller municipal du IIIème arrondissement en 1884. Il deviendra président du Conseil municipal en 1889, puis député de Paris en octobre de la même année. Il sera nommé ministre des Colonies dans le troisième cabinet Ribot le 26 janvier 1895 et conservera son portefeuille jusqu'à la chute de ce dernier, neuf mois plus tard. Il quittera la Chambre pour le Sénat en mai 1905, occupe quatre jours le poste de ministre de la Marine dans le quatrième cabinet Ribot en juin 1914 et sera élu vice-président du Sénat en janvier 1918. Il décédera le 10 décembre de la même année.
Jean-Vincent Verdonnet, poète est originaire de Bossey. Selon les termes du Professeur Jean-Yves Debreuille, sa poésie se caractérise par "une volonté de réorganiser le monde et de le vivre autrement." L'essentiel de l'oeuvre poétique de Jean-Vincent Verdonnet, plus de vingt recueils, a été réuni par son éditeur, Rougerie, en quatre volumes, sous le titre " Où s'anime une trace". Le poète a fait l'objet de nombreuses études et de deux colloques Universitaires à Lyon et à Angers. Il a été honoré par le Prix Apollinaire, le Prix Paul Verlaine, de l'Académie française, le prix du Mont Saint-Michel, le Prix Thyde Monnier, de la SGDL et le Prix Aliénor.
Joseph-Marie-François-Justin de Viry, baron de la Perrière et de Cohendier, seigneur d’Ogny, etc. Né le 1er novembre 1737. Ambassadeur du royaume de Piémont-Sardaigne à Madrid en 1769 puis à Paris en 1773. Il préside durant cette ambassade à la conclusion du mariage du comte d’Artois (futur Charles X) avec Marie-Thérèse de Savoie et à celui du prince de Piémont avec Clotilde de France. Disgracié, il se retire dans ses terres en 1777. Il devient maire de Viry devant l’épisode révolutionnaire et perd la particule. Il est nommé préfet de la Lys, dont le chef-lieu est Bruges par Bonaparte, en 1800. En 1804 il est rappelé à Paris où il entre au sénat. Il devient chambellan de l’empereur le 23 octobre 1804. A ce titre, il est chargé d’accompagner le pape Pie VII que Napoléon a fait venir à Paris afin d’assister à son couronnement. Il meurt à Paris le 23 octobre 1813. Il est enseveli au Panthéon.
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