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Le nord-Genevois
Auteur : Claude BARBIER - Niveau de lecture : Public |
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La période 1816-1860le retour de la Savoie au royaume de Piémont-Sardaigne commence avec la dure disette des années 1816 et 1817 et par une politique farouchement réactionnaire autant du fait du gouvernement que du clergé dont la puissance se manifeste par l’abondance des nouvelles églises , les anciennes ayant été fort endommagées par la révolution sont reconstruites dans un style (néo) classique austère et monumental appelé ici " style sarde " : Archamps, Cruseilles (1819 et 1834), Thairy, Chénex, Feigères, Viry (1844), Jonzier-Epagny, Neydens, Présilly (1835-1838), Valleiry (1850), Vulbens, etc. Durant la même période de nombreux ponts et routes sont améliorés ou créés. La plus notable de ces constructions est le pont de la Caille, situé au dessus d’un profond ravin où coulent les Usses, unique mais impressionnante barrière naturelle qui entravait le développement d’un axe direct Genève-Annecy. Il existait bien une antique route et un pont que l’on dit romain qui traversait les Usses au plus près de la rivière. Mais cette route, très escarpée, n’était pas aisée. La solution choisie fut celle du pont suspendu. Les travaux furent commencés en 1838 et achevés l’année suivante. L’édifice fut inauguré par le roi Charles-Albert le 11 juillet 1839 qui laissa son nom au pont. C’est à proximité du pont que fut construit en 1847 un petit établissement thermal, succédant lui-même à une baraque destinée aux baigneurs, situés au sortir d’une source d’eau soufrée. |
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