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Le nord-Genevois
Auteur : Claude BARBIER - Niveau de lecture : Public
SOMMAIRE

TOUS PUBLICS
  • Introduction
  • 1-La préhistoire
  • 2-La période romaine
  • 3-Le haut Moyen Age
  • 4-Du Moyen Age à la Réforme
  • 5-La Réforme protestante
  • 6-Le XVIIe siècle
  • 7-Le XVIIIe siècle
  • 8-La Révolution
  • 9-La zone sarde
  • 10-La période 1816-1860
  • 11-L'Annexion
  • 12-De l'Annexion à 1914
  • 13-L’affaire des zones 1919-1932
  • 14-1919-1940 Une région en déclin
  • 15-1940-1944 La Seconde guerre mondiale
  • 16-1944-1965 La restructuration de l’agriculture
  • 17-1965 – 2000 L’essor d’une région

  • ANNEXES
  • Patrimoine
  • Personalités
  • Bibliographie
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    Du Moyen Age à la Réforme

    Il n’existe guère de sources avant le XIIIe siècle permettant de se faire une claire vision de l’histoire de cette région. Tout au plus doit-on mentionner les traités de Seyssel (1124) et de Desingy (1219) qui répartissent les pouvoirs et obligations du comte de Genevois et de l’évêque de Genève, donnant une autonomie de fait a Genève sous l’emprise de l’évêque alors que le territoire voisin reste sous la dépendance du comte de Genevois.

    L’abbaye de Pomier, située au pied du Salève est fondée vers 1170 sur l’initiative de la famille des comtes de Genevois qui rayonne sur cette région. Quelques familles vassales de ces derniers dominent localement, comme les Ternier et les Viry, mais elles sont trop faibles pour developper les centres locaux ainsi Saint-Julien, situé à proximité de Ternier, siège de la seigneurie de la famille éponyme, ne compte que 60 feux en 1412 et seulement 50 en 1518, soit près de 300 habitants. Seule Cruseilles connaît un développement plus important pour être une ville e en mesure de conclure dès le XIIIe siècle avec Genève des accords réciproques d’exemption de taxes et de péages. En 1282, elle obtint d’ailleurs ses premières franchises du seigneur évêque Guy de Genève et sa population était à la fin du XVe siècle d’environ 120 feux (près de 500 habitants).

    Le Genevois devient savoyard en 1401. Sans doute pour ménager le particularisme du Genevois, Amédée VIII constitua vers 1434 la province en " apanage " (seigneurie constituée pour un cadet de la famille régnante, mais revenant à la couronne à défaut d’héritier mâle). Néanmoins les territoires les plus proches de Genève, notamment les châtellenies de Ternier et de Gaillard restaient sous l’emprise directe de l’administration ducale.

    Le rôle de Saint-Julien s’étoffe peu à peu, du fait de sa proximité de Genève et de son statut de chef-lieu de la châtellenie de Ternier. Ainsi en 1523, c’est ici que séjourne le duc Charles venu impressionner les Genevois avec un millier de gentilshommes, plus que la population de la bourgade. La " ville " de Saint-Julien se voit alors accorder une foire, qui confirme sa prépondérance sur le plan local.

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