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Le nord-Genevois
Auteur : Claude BARBIER - Niveau de lecture : Public
SOMMAIRE

TOUS PUBLICS
  • Introduction
  • 1-La préhistoire
  • 2-La période romaine
  • 3-Le haut Moyen Age
  • 4-Du Moyen Age à la Réforme
  • 5-La Réforme protestante
  • 6-Le XVIIe siècle
  • 7-Le XVIIIe siècle
  • 8-La Révolution
  • 9-La zone sarde
  • 10-La période 1816-1860
  • 11-L'Annexion
  • 12-De l'Annexion à 1914
  • 13-L’affaire des zones 1919-1932
  • 14-1919-1940 Une région en déclin
  • 15-1940-1944 La Seconde guerre mondiale
  • 16-1944-1965 La restructuration de l’agriculture
  • 17-1965 – 2000 L’essor d’une région

  • ANNEXES
  • Patrimoine
  • Personalités
  • Bibliographie
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    Le XVIIe siècle

    Genève perd toute prépondérance politique sur le nord-Genevois, toutefois les échanges économiques, basés sur la vente de produits agricoles et l’achat des biens manufacturés continuent entre la ville et son arrière-pays.

    Cruseilles perd de son importance avec la modification du tracé de la route Genève-Chambéry passant dès lors par Rumilly. En revanche Saint-Julien voit sa situation confortée. Sa population a crû au cours du XVIe siècle pour atteindre quatre vingt quatorze feux. De fait, elle avait pratiquement doublé sous l’occupation bernoise. En 1601 le duc de Savoie y fait établir le siège d’un juge-maje couvrant les bailliages de Ternier et Gaillard. Plusieurs familles de fonctionnaires habitaient à Saint-Julien, ce qui valut à la bourgade de voir ses habitants se faire traiter de " Rovieu ", de rongeurs, par ceux des paroisses voisines.

    Dans la foulée du traité de paix de 1603 une institution originale est créée, la juridiction mixte savoyarde et genevoise de Saint-Victor et Chapitre, qui vient gérer les territoires autrefois dépendant du chapitre de Genève devenus protestants (Avusy, Valleiry, Neydens, Bossey, etc.), tous enclavés en territoire savoyard.

    Le XVIIe siècle est surtout marqué par la contre-réforme et par la tentative de l’Eglise de reprendre en main ses ouailles, mais aussi son propre clergé. Ce sont des prêtres de qualité, souvent chanoines de la cathédrale qui sont nommés dans les plus grandes paroisses situées sur le pourtour de Genève, dans le but bien évident de contenir le prosélytisme – réel ou supposé – de Genève.

    La fin du XVIIe siècle est une période de nouveau marquée par une occupation militaire française et un contexte politique troublé. La révocation de l’édit de Nantes (1685) entraîne l’exode de milliers de protestants en direction de Genève. La France exerce des pressions sur le duché de Savoie afin que les protestants qui se rendent à Genève soient arrêtés et lui soient livrés, ce que le duc ne saurait accepter d’ou en 1690 une nouvelle guerre et bien sur une nouvelle occupation française. Le marquis de Saint-Ruth, général du roi de France ordonnait de brûler les habitations si " les gens de Ternier et Gaillard n’avaient pas payé huit quartier et demi de la taille ordinaire, plus huit autres quartiers pour les contributions de guerre que l’on venait d’imposer ". Les populations, devant le dilemme consentirent à payer ce tribut.

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