-
.
L'industrie en Savoie
Auteur : Louis CHABERT - Niveau de lecture : Public
SOMMAIRE


TOUS PUBLICS
  • Introduction
  • Vallée de l'Arve et Genevois sous l'influence de Genève
  • Le Genevois savoyard
  • Tarentaise, Maurienne, Val d'Arly: les vallées de la houille blanche
  • Annecy, Chambéry, Thonon: l'industrie en milieu urbain


    NOTES
  • Un modèle d'entreprise innovante: Salomon
  • C'a roule pour la SNR
  • Une politique volontariste: l'exemple du département de la Savoie.
  • Les industries de la houille blanche: quelques définitions.
  • L'internationnalisation des entreprises de Haute-Savoie

  • ANNEXES
  • Bibliographie

    VOIR SUR SABAUDIA.ORG
  • Carte "Iindustrie en Savoie"
  • Carte "Energie en Savoie"
  •  

    Page suivante

    UN MODELE D’ENTREPRISE INNOVANTE : SALOMON

     

    De 1947 à 1954, Salomon est une petite entreprise artisanale au cœur d’Annecy, spécialisée dans la fabrication de carres pour skis. En 1954 débute l’innovation technique par l’achat d’un brevet pour la fixation à tendeurs tandis qu’Emile Allais, champion


    du monde de ski, accepte de prêter sa notoriété. Salomon se déplace en zone industrielle d’Annecy à partir de 1962 et emploie 70 personnes. Il ajoute la fabrication des talonnières à celle de la fixation à tendeur.

    L’invention de la fixation sans câble en 1966 est vraiment révolutionnaire : il n’y a plus d’intervention manuelle mais simple pression du talon sur le ski. Dans l’ambiance des J.O. de Grenoble en 1968, l’affaire prospère. Avec 430 emplois en 1972, Salomon est leader mondial de sa spécialité. Il lui faut s’agrandir sur trois sites : Annecy-le-Vieux (1976), Seynod (1977) et Serrières en Chautagne (1978).

    Pendant les  années 80 et 90, tout en gardant le secteur ski comme ligne directrice, Salomon se diversifie pour échapper aux aléas d’un marché sujet aux aléas de la météorologie qui nuisent au développement continu des sports d’hiver. C’est pourquoi, tout en se lançant dans la fabrication des chaussures de ski à entrée arrière (1980) et de ski de fond, il entre dans la société californienne Taylor Made et fabrique les  premiers clubs de golf à tête métallique.

    Nouvelle innovation en 1988-89 avec le ski monocoque, fait d’une seule pièce et non plus par addition de plusieurs couches successives. L’usine de Rumilly est construite exprès.

    Des difficultés passagères commerciales et financières en 1990 sont vite surmontées. En 1991, Salomon se lance dans la chaussure de randonnée en absorbant l’italien San Giorgio. La diversification reprend de plus belle en 1994 avec le rachat de MAVIC, fabricant de pièces pour cycles haut de gamme,  et avec le contrôle de BONFIRE (vêtements de snowboard). La société atteint sa dimension actuelle de 1500 emplois.

    Le succès vaut à Salomon d’être racheté par l’allemand Adidas en 1998. Avec Taylor et Mavic, Salomon pèse environ pour 20 % dans le groupe. Il se structure sur deux localités : à Metz-Tessy, dans la banlieue d’Annecy où se trouve le centre de services (conception, développement) tandis que la fabrication est regroupée à Rumilly.

      (d’après M. Bonazzi, CCI de la Haute-Savoie)

     

     

    Page suivante

     
    -