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L'industrie en Savoie
Auteur : Louis CHABERT - Niveau de lecture : Public
SOMMAIRE


TOUS PUBLICS
  • Introduction
  • Vallée de l'Arve et Genevois sous l'influence de Genève
  • Le Genevois savoyard
  • Tarentaise, Maurienne, Val d'Arly: les vallées de la houille blanche
  • Annecy, Chambéry, Thonon: l'industrie en milieu urbain


    NOTES
  • Un modèle d'entreprise innovante: Salomon
  • C'a roule pour la SNR
  • Une politique volontariste: l'exemple du département de la Savoie.
  • Les industries de la houille blanche: quelques définitions.
  • L'internationnalisation des entreprises de Haute-Savoie

  • ANNEXES
  • Bibliographie

    VOIR SUR SABAUDIA.ORG
  • Carte "Iindustrie en Savoie"
  • Carte "Energie en Savoie"
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    UNE POLITIQUE VOLONTARISTE :

    L’EXEMPLE DU DEPARTEMENT DE  LA SAVOIE

    Si les aides directes sont aujourd’hui interdites dan le cadre d’une économie libérale hostile à tout ce qui introduirait des distorsions de concurrence, les organismes officiels, publics ou professionnels,  ne manquent pas de moyens pour créer un environnement favorable aux entreprises.

    Dans le département de la Savoie, le Conseil général est le chef d’orchestre de cette stratégie. Ses pouvoirs se sont considérablement accrus depuis la loi de décentralisation de 1982. Il a fusionné ses anciens moyens d’intervention (Comité d’Expansion et Association Savoyarde pour l’Aménagement, le Développement et l’Aide aux Collectivités –ASADAC) en une Agence Economique créée en 1989 et dont les missions sont « d’animer les territoires, d’être le partenaire des entreprises sur leurs axes de développement, de prospecter pour leur implantation, de les accompagner par une politique structurelle, d’informer… » S’ajoute la mise à disposition de fonds départementaux et la liaison indispensable, chaque fois que la nécessité le requiert, avec les services de l’Etat.

    L’Université de Savoie est un partenaire incontournable. Simple appendice au début des années 60, de l’Université de Grenoble, elle a conquis son autonomie en 1979. L’effectif est passé de 200 en 1960 à 12 000 étudiants, répartis entre les centres de Chambéry, du Bourget-du-Lac et d’Annecy. Le développement accéléré depuis 1986 de formations professionnelles et de la recherche s’y est accompagné d’une orientation scientifique et technique de plus en plus poussée vers les matériaux composites, la gestion de l’environnement et la communication. Ce potentiel universitaire a été renforcé par le développement de l’Ecole Supérieure de Commerce et l’implantation de nouveaux établissements : l’ESIGEC (Ecole su-périeure d’ingénieurs de Chambéry), un institut de l’ENSAM, un institut de la monagne.

     

    La Chambre de Commerce et d’Industrie  de la Savoie joue son rôle traditionnel de relais en direction des responsables patronaux tandis que la collaboration s’établit directement entre les laboratoires spécialisés des entreprises et l’Université. L’existence du centre de recherche de Vétrotex (le Verre Textile) explique, par exemple ,l’orientation de clle-ci vers les matériaux composites ainsi que l’installation de centres de ressources spécialisés (Compositec, Agence Rhône-Alpes pour la maîtrise des matériaux).

     

    Le complexe de Savoie-Technolac est le lieu privilégié où s’organisent de telles collaborations.

     

     

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