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L'industrie
en Savoie
Auteur : Louis CHABERT - Niveau de lecture : Public |
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LES
INDUSTRIES DE LA HOUILLE BLANCHE QUELQUES DEFINITIONS Si
le produit doit être employé dans l’industrie chimique qui en fera des
engrais, des plastiques, des solvants, des produits phytosanitaires, etc…,
on parlera d’électrochimie. 2 - Electrothermie, électrolyse Si
l’on pénètre dans l’usine et qu’on veut en comprendre le fonctionnement,
la réalité est plus compliquée. Il faut s’intéresser au processus de fabrication,
à la technique employée. L’électricité
permet de porter à haute température les matières à transformer. Celles-ci
se décomposent
ou se recomposent entre
elles spontanément par électrothermie (la
chaleur par l’électricité). L’opération est conduite dans un four
électrique. Le passage du courant se
produite entre l’électrode, qui
plonge dans le bain, et la sole
(le plancher du four). Indépendamment
de son pouvoir d’élever la température (pouvoir thermique), l’électricité,
de par sa nature même, est capable – et elle seule – de provoquer la décomposition
de certaines molécules. Cette opération, c’est l’électrolyse.
Par exemple, la molécule d’alumine, , qui est un oxyde
d’aluminium, se décompose en oxygène et en aluminium. Le travail
se fait dans une cuve. L’électrode
par laquelle est amené le courant est appelée anode ; la sortie se fait par la cathode. Dans le cas de l’électrolyse de l’aluminium, l’oxygène remonte le
courant et va brûler l’anode de carbone (qui doit être souvent renouvelée).
L’aluminium descend le courant et se dépose sur le plancher de
la cuve. Selon les cas, l’électrolyse s’opère seulement à haute température
(pour l’aluminium, vers 960 °C). On parle d’électrolyse ignée.
Mais pour d’autres produits, l’électrolyse peut se
faire à la température ambiante de l’atelier : on parle d’électrolyse
aqueuse. (c’est le cas pour les chlorates
par exemple). 3
- Il n’y a pas de correspondance entre les distinctions précédentes selon
la destination du produit et selon
la technique employée. C’est ainsi qu’un même instrument, le four électrique,
peut être utilisé soit pour des produits destinés à l’industrie métallurgique
soit pour alimenter la filière chimique. Par exemple, le carbure de calcium,
pain de la chimie organique ou carbochimie jusqu’au triomphe de la pétrochimie,
était obtenu dans les mêmes fours qui pouvaient ensuite être consacrés
aux ferro-alliages (production d’alliages métalliques comme le ferro-silicium).
Impossible, dans ce cas, de classer l’usine comme électrochimique ou électrométallurgique.
La compagnie de Bozel (plus tard Nobel-Bozel) – usines au Villard-du-Planay
et à Château-Feuillet en Tarentaise - a misé sur ces deux fabrications
en même temps. Il n’est pas possible techniquement de la classer dans
les firmes électrochimiques ou électrométallurgiques. Rien
n’est simple !
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