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VALLEE
DE L’ARVE ET GENEVOIS
SOUS L’INFLUENCE DE GENEVE
Le
bassin de l'Arve sous influence genevoise.
Le bassin hydrographique de l’Arve forme une unité naturelle
nettement marquée que l’on assimile parfois
au Faucigny historique. Cette rivière, qui conflue avec le Rhône
à Genève, deux kilomètres à l’aval de sa sortie du lac Léman, à 375 m
d’altitude, ouvre une voie de pénétration facile sur une soixantaine de
kilomètres jusqu’à Sallanches, à 550 m
seulement Pris dans son ensemble, il concentre en l’an
2000 31 400 emplois industriels, plus de la moitié du total haut-savoyard
et encore 37,5 % de celui des deux départements. Pas toujours pour le
meilleur, l’influence genevoise a été capitale pendant plusieurs siècles
dans le développement économique de l’ensemble de la vallée. Cependant,
la situation actuelle résulte d’une évolution différente entre le liseré
frontalier autour d’Annemasse (le Genevois savoyard, à distinguer
du Genevois gessien, dans le département de l’Ain) et la vallée de
l’Arve au sens restreint entre Bonneville et Cluses à laquelle on
peut ajouter le bassin de Sallanches. C’est pourquoi chacun des deux secteurs
doit être étudié séparément
LA VALLEE
DE L’ARVE
1 - Les
étapes du développement industriel
Jusqu’en
1914, le temps de l’horlogerie
Le
développement précoce de l’industrie autour de Cluses, dès le début
du 18° siècle résulte de la conjonction de deux facteurs
humains complémentaires D’une part, le dynamisme exceptionnel
de la métropole genevoise : la volonté d’entreprendre de la bourgeoisie
a été entretenue par la foi protestante de la cité de Calvin et renouvelée
par deux vagues d’immigration de coréligionnaires au 16e siècle puis après la Révocation de l’Edit de
Nantes (1685). D’autre part, la surcharge démographique des montagnes
faucignerannes a poussé les habitants
à rechercher un complément aux maigres revenus tirés de l’activité agricole.
Le développement de l’artisanat est apparu comme une alternative à la
douloureuse émigration qui sévissait depuis plusieurs siècles. Il est
symptomatique que cette solution ait été imaginée pour la première fois
par un émigrant d’un village de montagne. En 1720, Claude Ballaloup, horloger formé à Nuremberg, crée son atelier dans son
village natal de Saint-Sigismond, au-dessus de Cluses.
Au
départ, cette sous-traitance de pièces d’horlogerie livre à Besançon,
Neuchâtel, voire en Allemagne aussi bien qu’à Genève. Mais des relations
bientôt exclusives s’établissent avec la capitale lémanique qui organise le
travail par l’intermédiaire d’établisseurs chargés de répartir
la matière première et de rassembler les produits fabriqués, pièces et
boîtiers. A Genève ont lieu montage, finitions et vente. Ce système est
donc voisin de celui de la soierie lyonnaise par exemple. Cette proto-industrie garde un caractère artisanal ; le matériel
est rudimentaire et le travail
le plus souvent saisonnier avec pointes hivernales
Néanmoins, avec 1100 travailleurs à la veille de la Révolution
française, la vallée de l’Arve est le plus important pôle manufacturier
des Alpes françaises.
Jusqu’au milieu du 19e siècle, le développement est contrarié à deux reprises :pendant
les troubles révolutionnaires (l’ensemble de la Savoie a été annexé à
la France en 1792) puis, après le retour de la province au royaume de
Piémont-Sardaigne (1815), du fait de
la politique très fortement protectionniste du gouvernement de
Turin. Néanmoins, c’est pendant cette période qu’est fondée une institution
d’avenir : l’école d’horlogerie de Cluses (1848).
Au
moment de l’annexion définitive
de la Savoie à la France (1860), Genève a obtenu, avec l’assentiment
de la population locale, la création d’une zone franche dite Grande Zone
qui couvre l’ensemble du Faucigny et du Chablais. Sommairement dit, la
frontière douanière, distincte de la frontière politique, sépare cette
Grande Zone de l’Intérieur, c’est-à-dire de l’ensemble du territoire français. « L’horlogerie
prospère comme une branche en grande partie extérieure à l’économie française.»
Un accord spécial de 1881 donne au système toute son efficacité et on
parle pour les décennies suivantes du Paradis zonien.
On compte en 1898 5000 horlogers à Cluses et dans les communes voisines ;
la structure reste essentiellement artisanale. Le bilan de toute cette
période peut comporter bien des aspects négatifs : « La
zone et la persistance, sous l’influence genevoise, du travail fondé sur
des ateliers à domicile, et en quasi totalité campagnarde, ont retardé
l’essor du Faucigny qui, sans cela, aurait évolué vers une industrie moderne
et autonome, capable de se placer sur le marché français tout aussi bien
que l’horlogerie jurassienne.» Par ailleurs, coupées du marché français,
les diverses industries

9-Fabrique d’horlogerie de C. Crettiez
à Cluses (1900) Archives municipales de Cluses
(textile,
tannerie, taillanderie..) qui animaient de petits centres comme Sallanches
ou La- Roche-sur-Foron ont périclité et le caractère mono-industriel de
la vallée de l’Arve en a été accentué. Il n’en reste pas moins que, grâce
à la phase horlogère, la vallée de l’Arve a conservé son potentiel démographique
et que le précieux savoir faire de sa main-d’œuvre va faciliter la reconversion
au décolletage.
A
partir de 1914, la vallée de l’Arve, grand centre de décolletage
Depuis
la Première Guerre mondiale, la vallée de l’Arve a traversé les guerres
et les crises économiques
sans être véritablement entravée dans son développement industriel
grâce à une adaptation continuelle. Le fait fondamental est la reconversion
qui a fait de ce pôle horloger le premier centre mondial de décolletage.
Le travail consiste initialement, partant d’une barre de métal au diamètre
de la tête d’une vis, de façonner le pas de vis en dégageant le collet
avec une forte ablation de métal : d’où le nom de décolletage. Cette
reconversion a été facilitée par la mécanisation des ateliers grâce à
l’aménagement hydroélectrique de l’Arve et de ses affluents.
L’initiateur, César Vuarcher, est un artisan de Scionzier qui a
appris le métier de tourneur à Paris et, de retour au pays, y
fonde un atelier en 1873. Il est imité par d’autres familles mais le
développement de cette nouvelle activité reste modéré avant 1914.
En revanche, celle-ci reçoit
une vive impulsion de la Première Guerre mondiale, d’une part parce
que celle-ci met pratiquement fin au système de la Grande Zone et donc
aux relations privilégiées avec Genève ; d’autre part, parce que
la main-d’œuvre locale est mobilisée pour l’industrie de l’armement Son
savoir faire, hérité du travail de l’horlogerie, est très apprécié. On
se reconvertit donc à la fabrication
de têtes d’obus, d’instruments de pointage... Cet essor est prolongé après
le conflit par l’ouverture de nouveaux et vastes marchés dans les secteurs
de l’automobile, des matériels électriques, téléphoniques et radiophoniques
car les entrepreneurs sont très
ouverts aux nouveautés. En 1938, on évalue à 2000 environ le nombre
de décolleteurs en Faucigny. Le déclin de l’horlogerie est tout juste
compensé.

10 - Atelier de décolletage
Paul Béchet, Cluses, 1936 Archives municipales de Cluses
La croissance est particulièrement forte pendant les Trente Glorieuses,
les donneurs d’ordres se multipliant encore dans l’aviation, l’électroménager,
la télévision, l’électronique… L’effectif du décolletage est évalué à
7000 personnes vers 1970. Le développement d’une grande entreprise paternaliste comme Carpano-Pons,
née au début du siècle, fait figure d’exception. Il s’agit la plupart
du temps de petites affaires familiales. 96 % des entreprises décomptées
en 1968 ont été créées après 1944 ! Si certaines communes de l’agglomération
de Cluses, comme Marnaz et Scionzier, se vouent presque exclusivement au décolletage, celui-ci
prend des formes plus évoluées à Thyez, Marignier, à Cluses surtout, qui livrent des sous-ensembles et non plus des pièces isolées, voire
des produits finis. Quelques firmes toujours existantes dans les années
1990, dont plusieurs filiales
du groupe Carpano-Pons, se font une solide réputation. Plusieurs sont
des filiales de Carpano-Pons :
Mitchell, leader mondial des moulinets de pêche ; Somfy (moteurs
pour stores) ; Sibel (petits moteurs électriques, centraux téléphoniques,
micros, etc..). Citons encore Frank et Pignard,
Cartier qui se spécialise
dans les accessoires pour autos : avertisseurs
sonores, « clignotants », phares.

11-Somfy à Cluses. Assemblage
de pièces mécaniques, électriques et électroniques.

12- SOMFY à Cluses, leader mondial du moteur pour
volets roulants emplois 640 personnes
Cependant la réputation de la vallée de l’Arve reste fondée sur
sa part prépondérante dans le décolletage. Ce milieu industriel joue efficacement
la synergie à travers une solide structure
syndicale. Le SN Dec (Syndicat National du Décolletage) met en place dès
1962 un C T Dec (Centre Technique du Décolletage), remarquable instrument
de veille et de transfert technologique lequel s’implique également dans
la formation professionnelle en collaboration avec l’Education nationale. Vers
1970, sont mis sur le marché les deux tiers des objets fabriqués à façon
en France. La vallée n’est devancée dans ce domaine
par la région parisienne que si l’on prend en compte les ateliers
de décolletage intégrés dans les grands établissements industriels
de la capitale.
2
– A la fin du 20° siècle, une remarquable adaptation
La crise enclenchée dans le dernier quart du siècle par le premier
choc pétrolier a été, en réalité, dans la vallée de l’Arve, le point de
départ d’une profonde transformation du système productif. Celui-ci, en
effet, a dû s’adapter à une triple mutation avec l’apparition de nouveaux
matériaux et la mise en œuvre de nouvelles technologies concurrentes du
décolletage ; le transfert sur le preneur d’ordres de nouvelles exigences
du donneur d’ordres ; le renouvellement du parc de machines. La structure
du tissu industriel, dans lequel dominent toujours les petites et moyennes
entreprises, évolue dans le sens d'une concentration avec apparition de
groupes régionaux, nationaux, voire internationaux à dominance étrangère.
Le décolletage, qui reste toujours l’activité fondamentale, exerce
son pouvoir d’entraînement sur l’ensemble de l’économie de la vallée.
Une
triple mutation

13-Ets
DBC Usinage sur commande numérique, Cluses, 1996
Elle
concerne d’abord les matériaux et les techniques.
Traditionnellement, les métaux étaient la matière première
du décolletage, les copeaux d’usinage (jusqu’à 80 %) étant recyclés –
à Ugine par exemple. Sont apparus de nombreux matériaux concurrents :
les plastiques, les céramiques, les composites se recommandant soit par
des coûts de production moins élevés, soit par des qualités spécifiques
comme la légèreté. Les techniques de mise en œuvre de ces matériaux se sont également
diversifiées. « La frappe à chaud ou à froid ; l’emboutissage ;
le frittage ou métallurgie des poudres ; le moulage sous pression
qui intéresse des pièces toujours plus complexes ; enfin, les techniques
de découpé-roulé à partir de bandes, pratiquées dans les nouveaux pays
industriels (N.P.I.) de l’Asie du sud-est.»
La
mutation commerciale. Sous-traitant typique, le décolleteur
doit se soumettre aux exigences de ses donneurs d’ordres et les
répercuter à l’échelon inférieur dans le cas, fréquent, de sous-traitance
en cascade. Sous la pression de la concurrence, ce donneur d’ordres s’est
montré de plus en plus exigeant vis-à-vis de ses fournisseurs quant aux
prix de façon, quant à la qualité (le « zéro défaut »), les
délais de livraisons car les stocks
sont de l’argent immobilisé (le « zéro stock »). Il faut donc
livrer « juste à temps ».
En
particulier du fait des économies de main-d’œuvre mais aussi pour gagner
les paris du « zéro défaut » et du « juste à temps »,
le décolleteur a dû renouveler considérablement son parc de
machines alors que dans le passé un ouvrier pouvait se mettre à son
compte en rachetant d’occasion les machines vendues à bon compte par son
ancien patron. Il s’agit non seulement des machines pour la production
(machines à commande numérique, machines-transfert)
mais également des instruments de contrôle de la qualité sans parler
de l’informatisation de la gestion. La saturation des ateliers qui accompagne
souvent ce renouvellement du parc conduit à des investissements en bâtiments
dans des parcs d’activité.
On
peut considérer que tous ces paris ont été gagnés dans la « Tecnic
Vallée » - c’est le nom du logo officiel - et d’abord « celui
de la qualité, par l’abandon de la production courante pour des produits
haut de gamme, peu accessibles aux N.P.I. et dégageant une forte valeur
ajoutée (le coût de la matière première
est négligeable).
Au fournisseur de métal usiné succède le détenteur de savoir-faire dans
les domaines de la haute technologie : la mécatronique marie l'électronique
à la mécanique traditionnelle, la connectique inclut les multiples
prises et contacts qui permettent à une information électrique de passer
dans des circuits imprimés pour l'électronique et l'informatique. L'entreprise
" La Précision ", à Scionzier, pourrait être prise comme modèle de cette
évolution du simple décolletage à la connectique. On a abandonné la connectique
destinée aux ordinateurs, dite civile, aux pays de l'Asie du sud-est pour
se spécialiser dans la connectique dite militaire, qui englobe en fait
des applications civiles allant de l'aérospatiale au T.G.V. mais répond
à des exigences de qualité. L'étroitesse croissante du créneau a poussé
à l'élargissement de la clientèle au monde entier soit par les ventes
directes soit par celles des produits finis incluant des livraisons locales.
Du reste, la vallée de l'Arve ne se contente plus de livrer de simples
pièces détachées, ni même des sous-ensembles répondant aux normes imposées
par le donneur d'ordres. La haute capacité technologique permet à l'entreprise
haut-savoyarde de jouer le rôle de co-développeur intervenant dans la
conception même du produit, proposant des solutions originales aux problèmes
que le client soumet à son bureau d'études équipé en systèmes informatiques
CAO/DAO (Conception et Dessin Assistés par Ordinateurs) : c'est en partie
chez Bontaz, à Scionzier, que s'élaborent les moteurs qui équiperont nos
voitures en 2006 ou 2007.

14-
L'évolution
des structures industrielles
Certes, 95 % des entreprises de décolletage emploient moins de 50 personnes
(50 % moins de 10) et ont toujours leur siège social dans la vallée. Cette
structure dispersée, constamment renouvelée par l'essaimage, satisfait
l'individualisme patronal traditionnel. Elle se révèle aussi la mieux
adaptée à la flexibilité indispensable au bon fonctionnement de la sous-traitance.
Mais le phénomène de concentration est largement amorcé avec apparition
de traitante. Elle est toujours corrigée par le rôle efficace du SN Dec
et de son centre technique. Mais le phénomène de concentration est largement
amorcé. Il peut prendre la forme d'un regroupement d'entreprises locales:
ainsi, R.D.B.H. (ce sigle, d'après les noms des fondateurs) est né de
la fusion de 18 entreprises à partir de 1989 ! Il peut être réalisé par
croissance interne, lorsque la maison-mère crée de nouveaux établissements
: le décolleteur Bontaz, quasiment inconnu en 1970, est présent à Prague
depuis 1994, à Shanghai et Sao-Paulo depuis 1999. D'autres y ajoutent
la croissance externe, par rachat d'affaires existantes Stequal, de Scionzier,
spécialiste du découpage et de l'emboutissage, est à la tête d'un vrai
réseau haut-savoyard à Thyez, Annecy-le-Vieux, Pringy, Doussard , A. Marquet,
de Cluses, spécialiste des traitements thermiques, est présent à Thyez,
Grenoble et Besançon ; etc... Dans tous les cas précédents, le développement
reste sous le contrôle de décideurs locaux. Il n'en est plus de même lorsqu'il
y a absorption par un groupe international. Or ce phénomène s'est généralisé
dans la vallée de l'Arve où l'on compte une douzaine de prises de contrôle
par des firmes nord-américaines. La liste en serait fastidieuse et a été
reportée en annexe (voir " L'internationalisation des entreprises haut-savoyardes
"). Faut-il y voir une menace par crainte d'une délocalisation ? On fera
simplement observer que les entreprises ont été absorbées en fonction
de leurs qualités intrinsèques, dont le savoir-faire de la main-d'oeuvre,
qu'elles font l'objet d'investissements hautement valorisant en particulier
dans la Recherche-Développement ; qu'elles bénéficient, à proximité de
Genève, d'une excellente situation géographique qui leur vaut parfois
d'être choisies comme bases logistiques pour un rayonnement intercontinental.
Le
pouvoir d’impulsion du décolletage se communique à l’ensemble de l’économie
locale. Sur le plan sectoriel, la plupart des autres branches de
l’industrie sont liées au travail des métaux. Dans l’électromécanique, on retrouve
Somfy, déjà cité. Invensys Appliance Control pour les composants d’automatismes
(600 emplois à Cluses) est la dernière appellation de la filiale Sibel
de Carpano-Pons. Bosch Techniques
d’Automation (transmissions hydrauliques, 500 emplois) a racheté une filiale
de la C.G.E. décentralisée de Paris à Bonneville en 1962. La téléphonie est également représentée avec
Ascom-HPF (matériel téléphonique et installation de centraux) à Bonneville
également (380 emplois). Rares sont les entreprises dont la présence a
été commandée par d’autres logiques de développement. La proximité de
Megève et de Chamonix suffirait à expliquer la
présence à Sallanches de la Société
des Plastiques Synthétiques Dynastar
(ski et articles de sport), décentralisée de la région parisienne en 1962.
Dans cet ensemble, la firme Fruité, à La Roche-sur-Foron, spécialisée
dans les briquettes et bocaux de jus defruits, est inattendue.

15-Bosch,
à Bonneville
Sur le plan géographique, Cluses continue à remplir son rôle d’impulsion avec la concentration des sièges sociaux, des
organisations professionnelles
précitées, des établissements d’enseignement (dont l’ex Ecole nationale
d’horlogerie devenue lycée technique. Les pouvoirs publics s’efforcent
de coordonner leurs efforts avec ceux des entreprises. Cette ville est
également, avec ses voisines de Scionzier, Thiez et Marnaz, le principal
pôle d’emploi (plus de 10 000 actifs dans l’industrie soit la quasi totalité
des actifs dans ces deux dernières communes). Mais l’ industrie a diffusé
à partir de ce centre sur une trentaine de kilomètres dans toute la vallée, vers Magland et Sallanches
à l’amont, et jusqu’à Bonneville
à l’aval Cette sous-préfecture conserve ses prérogatives de centre administratif
tandis que La Roche-sur-Foron joue
intelligemment sa partition : depuis sa fondation en 1919, la Société
Savoisienne de Crédit Commercial et Industriel, intégrée depuis dans le
réseau des banques populaires, a favorisé le développement de nombreuses
entreprises de décolletage ; depuis 1958, la biennale de la machine-outil,
axée sur le décolletage, réunit de nombreux exposants français et étrangers.
La vallée de l’Arve offre ainsi une
remarquable illustration du phénomène de développement endogène.

16-Bassin de
Cluses vers 1990
 
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