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VICTOR-AMEDEE
III
Né en 1726 de Charles-Emmanuel
III et de Polyxène de Hesse
Successeur de son père en 1773, 3° roi de
Sardaigne.
Il épouse en 1750 Marie-Antoinette de Bourbon-Espagne (1729-1785), fille de Philippe V (qui avait
été le mari de sa tante Marie-Louise) et
d’Elisabeth Farnèse, (alliance qui
concrétisait la paix retrouvée entre l’Espagne et le royaume de Sardaigne après
la guerre de succession d’Autriche) .
dont il a
1°/ Charles-Emmanuel
IV (1751-1819) 4° roi de Sardaigne, époux de Marie-Clotilde
de France,
2°/ Charlotte (1752-1753)
3°/ Marie-Joséphine, (1753-1810) épouse en 1773
de Louis de Bourbon, comte de
Provence (futur Louis XVIII°.1755-1824), elle meurt à Hartwell en Ecosse
4°/ Marie-Thérèse (1756-1805), épouse dès 1773 de Charles de Bourbon, comte d’Artois, futur Charles X (1757-1836) mère des ducs de Berry et d’Angoulème. elle meurt à
Londres
5°/ Marie-Anne (1757-1824), épouse son oncle Maurice duc de Chablais.(1741-1808)
6°/ Victor-Emmanuel
I (1759-1824) 5° roi de Sardaigne, époux de Marie-Thérèse
de Lorraine-Este.
7°/ Marie-Christine-Josephte
(1760-1768)
8°/ Maurice-Joseph, (1762-1799) duc de Montferrat, qui participe activement à l’offensive sarde de
1793 en Savoie.
9°/ Marie-Caroline (1764-1782), épouse d’Antoine
de Saxe.
10°/ Charles-Félix,
(1765-1831) duc de Genevois, 6° roi de Sardaigne, époux de Marie-Christine
de Naples.
11°/ Joseph-Placide, (1766-1802) comte de Maurienne
Même si personnellement ce prince moins
sensibles aux nouvelles idées qu’à celles traditionnelles religieuses et
politiques et même après avoir rompu avec les ministres de son père, Le nouveau
roi continue les réformes (sur la
torture, la tolérance, les droits féodaux), il crée la ville neuve de Carouge
aux portes de Genève, ouverte à l’industrie, à la liberté et à la modernité et
il fonde l’Académie des Sciences de Turin,
Pacifique il n’en a pas moins la passion
militaire et construisant des
forteresses réorganisant son armée sur le modèle prussien.
Néanmoins il ne sait pas enrayer la montée
des fièvres et des déceptions(celle de la noblesse dénonçant l’abolition des
droits féodaux et le despotisme royal) mais aussi celle de la bourgeoisie de plus en plus ouverte aux discussions (développement de la franc)-maçonnerie et des sociétés savantes locales) et de
plus en plus sensibles au décalage entre les théories et la réalité d’un Etat de
plus en plus crispé sur lui-même et incapable de continuer sa politique
traditionnelle d’intégration.
Certes il est assez aimé en Savoie où il fait
un long séjour en 1775, remettant en état le château de Chambéry, participant
au progrès des bains d’Aix et aidant les esprits «éclairés» comme Botton de
Castellamont.
Hélas! il en eût fallu davantage pour enrayer
la montée des fièvres intérieures et extérieures. Il a beau interdire les loges
et s’appuyer de plus en plus sur l’armée, il ne peut empêcher les paysans de
protester contre le fisc, les dimes et les rachats des droits, les Savoyards de
protester contre l’oppression piémontaise et les émigrés d’infiltrer les idées
jacobines.
Il
essaie de rester en paix avec la France jusqu’à l’offensive française qui lui
enlève en 1792 la Savoie et Nice. Poussé par l’Angleterre, mais peu aidé par
l’Autriche, il ne peut réussir sa contre-offensive de l’été 1793 pour
reconquérir la Savoie ni résister aux Français
qui envahissent le Piémont en 1796, le battent à Montenotte et lui
imposent l’humilant traité de Paris, défaite qui l’accable et le fait bientôt
mourir de chagrin à Moncalieri .
Inhumé à la Superga.
Bibliographie essentielle :
BEREGADANI (R.) : Vittorio Amedeo III. Turin, 1939. :
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