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LA MOYENNE MAURIENNE
Auteur : Pierre DOMPNIER - Niveau de lecture : Public
SOMMAIRE


JEUNE PUBLIC


TOUS PUBLICS
  • QU’EST-CE QUE LA MOYENNE MAURIENNE
  • LA PRÉHISTOIRE
  • MÉDULLES ET ROMAINS
  • FONDATION DE L’ÉVÊCHÉ
  • L’ÉMERGENCE D’UNE DYNASTIE
  • LA JACQUERIE DES ARVES
  • LES DIFFICULTÉS DES TEMPS MODERNES
  • UN BOUT DE CHEMIN AVEC LA FRANCE
  • L’ÉPOQUE CONTEMPORAINE
  • D’UNE GUERRE A L’AUTRE
  • L’AGRICULTURE
  • DES PETITS MÉTIERS A LA GRANDE INDUSTRIE
  • PERSONNAGES CÉLÈBRES (ou dignes d’intérêt)
  • LE DOCTEUR FODÉRÉ
  • PIERRE BALMAIN
  • CHARLES BUET
  • EXPLORATEURS ET AVENTURIERS JACQUES-ANTOINE BRUN-ROLLET
  • AMBROISE ET JULES PONCET


  • EXPERTS


    DOCUMENTS

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    UN BOUT DE CHEMIN AVEC LA FRANCE

    Le 22 septembre 1792, les troupes de Montesquiou envahissent la Savoie. L’avant-garde française est à Saint-Jean-de-Maurienne le 2 octobre. Quelques-uns s’enflamment pour les idées nouvelles, comme le conventionnel Marcoz, originaire de Jarrier, ou Jacques-Antoine Balmain, de Saint Sodin-d’Arves. D’autres résistent à cette occupation, comme Joseph Maréchal de Luciane, de Saint-Martin-la-Porte, qui, à la tête de quelques paysans révoltés, attaquent un poste français à Albanne. La riposte est dure : Albanne et Valmeinier sont mis à sac, et Joseph de Luciane est fusillé à Valloire. La plupart des prêtres, réfractaires, s’enfuient ; Saint-Jean-de-Maurienne devient Arc, Saint-Martin-la-Porte : La Cassaz ; Saint-Michel.: Pas-du-Roc. Les clochers sont abattus. La ville épiscopale essaie bien de sauver la splendide flèche érigée par le cardinal d’EstouteVille ; aucun Mauriennais n’accepte d’exécuter ce travail de démolition. C’est un régiment de passage qui s’en charge, non sans endommager du même coup l’église Notre-Dame.


    Stalles de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne.
    La première à gauche est celle du Duc de Savoie.

    Quant aux stalles de la orale, véritable joyau de l’art gothique, l’un des treize groupes de stalles dites "du credo savoyard", elle doivent leur salut à l’initiative d’un menuisier nommé Jean-Pierre Sibué. II achète les stalles, réussit à les laisser en place en les recouvrant de fourrage, fait traîner leur démontage et finalement les rend intactes, demandant comme seule récompense d’y obtenir une place pour assister aux offices. Le Consulat et l’Empire amènent un peu d’apaisement, mais le diocèse supprimé par la Révolution n’est pas rétabli. II ne le sera qu’en 1825. En attendant, le palais épiscopal embelli par Mgr de Martiniana en 1765, est affecté à la sous-préfecture. L’importance de la route de la Maurienne n’avait pas échappé à l’empereur et les travaux qu’il fait réaliser pour ouvrir le passage du Mont-Cenis augmentent considérablement le trafic dans la vallée. Napoléon lui-même passe à plusieurs reprises, ainsi que le Pape Pie VII, en 1804 et en 1805 pour le sacre, et en 1809 et 1812 mais comme un prisonnier.

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