| < |
| Toutes les cartes |
| Cartes Historiques |
| Relief |
| Précipitations |
| Géologie |
| Administration |
| Végétation |
| Energie |
| Transport |
| Agriculture |
| Religion |
| Tourisme |
| Industrie |
|
Archives
Haute Savoie |
| Archives
communales et intercommunales |
|
Publications |
| |
- |
|
LA MOYENNE MAURIENNE
Auteur : Pierre DOMPNIER - Niveau de lecture : Public |
|
|
|
Page 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 UN BOUT DE CHEMIN AVEC LA FRANCE Le 22 septembre 1792, les troupes de Montesquiou envahissent la Savoie.
Lavant-garde française est à Saint-Jean-de-Maurienne le
2 octobre. Quelques-uns senflamment pour les idées nouvelles,
comme le conventionnel Marcoz, originaire de Jarrier, ou Jacques-Antoine
Balmain, de Saint Sodin-dArves. Dautres résistent à cette
occupation, comme Joseph Maréchal de Luciane, de Saint-Martin-la-Porte,
qui, à la tête de quelques paysans révoltés,
attaquent un poste français à Albanne. La riposte est dure
: Albanne et Valmeinier sont mis à sac, et Joseph de Luciane est
fusillé à Valloire. La plupart des prêtres, réfractaires,
senfuient ; Saint-Jean-de-Maurienne devient Arc, Saint-Martin-la-Porte
: La Cassaz ; Saint-Michel.: Pas-du-Roc. Les clochers sont abattus. La
ville épiscopale essaie bien de sauver la splendide flèche
érigée par le cardinal dEstouteVille ; aucun Mauriennais
naccepte dexécuter ce travail de démolition. Cest un
régiment de passage qui sen charge, non sans endommager du même
coup léglise Notre-Dame. Quant aux stalles de la orale, véritable joyau de lart gothique,
lun des treize groupes de stalles dites "du credo savoyard",
elle doivent leur salut à linitiative dun menuisier nommé
Jean-Pierre Sibué. II achète les stalles, réussit
à les laisser en place en les recouvrant de fourrage, fait traîner
leur démontage et finalement les rend intactes, demandant comme
seule récompense dy obtenir une place pour assister aux offices.
Le Consulat et lEmpire amènent un peu dapaisement, mais le diocèse
supprimé par la Révolution nest pas rétabli. II
ne le sera quen 1825. En attendant, le palais épiscopal embelli
par Mgr de Martiniana en 1765, est affecté à la sous-préfecture.
Limportance de la route de la Maurienne navait pas échappé
à lempereur et les travaux quil fait réaliser pour ouvrir
le passage du Mont-Cenis augmentent considérablement le trafic
dans la vallée. Napoléon lui-même passe à plusieurs
reprises, ainsi que le Pape Pie VII, en 1804 et en 1805 pour le sacre,
et en 1809 et 1812 mais comme un prisonnier. |
| - |
|