| < |
| Toutes les cartes |
| Cartes Historiques |
| Relief |
| Précipitations |
| Géologie |
| Administration |
| Végétation |
| Energie |
| Transport |
| Agriculture |
| Religion |
| Tourisme |
| Industrie |
|
Archives
Haute Savoie |
| Archives
communales et intercommunales |
|
Publications |
| |
- |
| . | |||||||
|
I-Les Meubles
Les meubles d’usage courant, aux lignes solides et trapues, étaient confectionnés par le paysan ou le charpentier. Il étaient destinés à un usage précis, dans un emplacement déterminé, conditionné par l’architecture de l’habitat. Armoires - Coffres - Tables - Vaisseliers - Lits - Chaises - Horloges - Berceaux - Pétrins - Bancs
Elles apparaissent dès le XVIIe siècle en Maurienne. Ailleurs en Savoie, comme en France, ce meuble ne se répand qu’au XVIIIe siècle. L’armoire est robuste d’une allure gothique. Elle existe en deux versions : à porte unique ou à portes juxtaposées. L’ornementation est souvent d’inspiration Renaissance : rinceaux et arabesques peints, denticules sous le fronton. Cependant, la Maurienne a produit des armoires qui imitent, bien modestement, le style Louis XV.
Un effet de polychromie est obtenu grâce à des incrustations d’essences diverses. Le résultat est optimisé à l’aide d’une peinture noire qui souligne les moulures.
En dépit de la rusticité de ces armoires, on note un mélange des styles Louis XIV et Louis XV.
Un peu de guingois, construits de planches assemblées sur de solides montants et d’une face décoratif dite "clouée". Elle est toujours décorée de motifs typiques, " arcatures gothiques, cloutages, perforation d’une traverse basse ", et juxtaposition de motifs primitifs faciles à exécuter au compas et au couteau (rosaces, rouelles, croisillons).
Les premiers coffres de Maurienne étaient vendus chez les antiquaires comme " coffres romans espagnols ". En ces temps anciens, personne n’aurait
cru que dans les vallées reculées, les montagnards étaient
les artisans de ces meubles si exceptionnels.
Parfois, des systèmes mobiles permettaient de gagner de la place. Dans les chalets d’alpage seuls une planche et un piétement en X répondaient à un encombrement minimum. Il est pourtant fréquent de rencontrer des variantes empruntées aux styles savants. Aux deux tendances Renaissance et Louis XIII, on emprunte les pieds tournés, en balustres, en chapelet. Le style Louis XV apporte ses pieds galbés et parfois sa ceinture chantournée. Enfin, le style dit " Henri II " aurait connu un succès considérable au XIXe siècle dans la région de Moutiers.
Les plus anciens dressoirs-vaisseliers rappellent certains modèles médiévaux très primitifs. Des planches, sans râtelier, servaient de support aux ustensiles usuels, presque tous en bois. Il paraît douteux que ces meubles frustes aient servi de modèle au buffet-vaisselier à deux corps. Ces derniers spécimens se retrouvent plus tard en nombre dans les vallées.
Le lit était clos ou mi-clos. Les lits de bois n’ont pas de sommier, la paillasse garnie de feuilles de maïs est posée directement sur les planches. Haut sur pieds, le lit d’alpage était conçu pour accueillir des moutons sous la couche du dormeur afin de le réchauffer.
En Savoie, on l’appelle le " bériot ".
Il existait une très grande variété de sièges de la chaise tripode à la chaise paillée.
La chaise monoxyle taillée dans une pièce de bois unique. Les chaise a assise paillée de
seigle.
Ce type de meuble s’est généralisé dans toute la France au XVIIIe siècle. On le désigne souvent sous le nom de siège " bonne femme ".
Les horloges apparaissent tardivement dans les intérieurs alpins. A la fin du XIXe siècle, c’est sous la forme violonnée et peinte que le temps s’est intégré aux intérieurs ruraux. Le mode de construction de ce mobilier est typiquement savoyard : charnière en cuir cloué, taquet pivotant pour la fermeture de la porte (le péclè). Dans certains habitats, le mouvement peut être installé dans un meuble encastré au mur. Dans les villes, le meuble peut être de bois fruitier et de forme violonnée. Mais la présence de motifs tels que la rouelle et l’ostensoir rendent bien à l’air alpin ce qui lui appartient.
Il avait deux fonctions : la plus connue, est celle du berceau qui berce l’enfant et lui offre le gîte pour la nuit.
La seconde est celle du berceau de portage appelé " berceau de baptême ". En effet, la coutume consistait à porter l’enfant dans son berceau jusqu’à l’église où il recevait son sacrement. Ils sont décorés de motifs religieux, d’inscriptions et de dates. Les berceaux les plus récents sont faits d’éléments de bois tourné en balustres.
Du XVIIIe au XXe siècle, les archives notariales attestent toutes la présence, dans les intérieurs alpins, d’un ou deux pétrins.
Selon les vallées, les termes sont différents " mé ", " patire " " artsé " en Savoie. Leur fonction est triple : dans l’auge on prépare la pâte à pain et l’on y conserve les miches, quand le pain est cuit. Sur le plateau on prend les repas. Ce dernier peut être taillé, selon le lieu, dans les résineux ou le noyer. La forme la plus ancienne est creusée dans un demi-tronc de bois. Ce sont les formes les plus élaborées qui ont survécu. Le pétrin superposé possède un piètement de table et une auge trapézoïdale dont l’assemblage est cloué ou à queues d’aronde.
Cette pratique justifie la forme spécifique des bancs. Ils sont munis d’un très haut dossier qui protège les familles des éclaboussures de bouse des bovins. Il est le siège le plus robuste.
|
||||||
| - |
|
||||||