| < |
| Toutes les cartes |
| Cartes Historiques |
| Relief |
| Précipitations |
| Géologie |
| Administration |
| Végétation |
| Energie |
| Transport |
| Agriculture |
| Religion |
| Tourisme |
| Industrie |
|
Archives
Haute Savoie |
| Archives
communales et intercommunales |
|
Publications |
| |
- |
|
Le patrimoine fortifié des Etats de Savoie
Auteur : Honoré COQUET - Niveau de lecture : Jeune public |
|
|
|
Page 1 LES FORTIFICATIONS DE SAVOIEPetit état contrôlant les passages des Alpes, le duché de Savoie a subi la pression des grandes puissances européennes d'où la mobilité de ses frontières et les variations des systèmes défensifs. L'évolution des fortifications savoyardes retrace le perpétuel combat entre le projectile et la cuirasse. Les découvertes scientifiques et les progrès technologiques donnent l'avantage tantôt à l'assaillant, tantôt à la défense.
Le temps des "marches séparantes"Très tôt, les Romains ont installé sur les derniers étranglements au débouché des vallées alpestres des places fortes : les "cluses". La frontière politique étant au bas des vallées, le massif alpin constituait une "marche séparante " et un rempart difficile à franchir. On s'efforça aussi de surveiller militairement, par des châteaux puis des places fortes, les deux grands axes de circulation qui traversent les Alpes par le Petit Saint-Bernard au nord et le Mont Cenis au sud.
Le "glacis" savoyardEn transportant sa capitale de Chambéry à Turin en 1563, Emmanuel-Philibert se retranche derrière les Alpes. Il transforma la Savoie en "glacis", élevant cependant une ligne de défense tournée contre la Suisse et la France avec les forts de Montmélian, de Saint-Maurice à Bourg en Bresse, de l'Annonciade à Rumilly, de Sainte-Catherine et de Versoix près de Genève, de Barraux dans le Grésivaudan. Le développement de l'artillerie à feu au 16ème siècle explique l'apparition de ces forts nouveaux qui remplacent les châteaux-forts du Moyen Age. Cf document 7
Les "eaux pendantes"A la fin des guerres de Louis XIV, le traité d'Utrecht (1713) permet au duc de Savoie de récupérer sur la France les vallées autour de Bardonnèche en particulier la vallée de Pragelas avec le fort de Fenestrelle et la vallée d'Oulx avec le fort d'Exilles doublé un peu plus bas par le fort de la Brunette (au-dessus de Suse) pour mieux défendre la capitale turinoise.
Le système MontalembertAprès les guerres de la Révolution et de l'Empire, le gouvernement sarde obtient la neutralisation du Nord de la Savoie et dans la partie sud l'Autriche, lui impose, de construire un ensemble de citadelles pour mieux défendre Turin contre un retour des Français. Cf document 9 La haute vallée de l'Arc est barrée par les forts de l'Esseillon, la vallée de la Doire Ripaire est défendue par le fort d'Exilles et la basse vallée d'Aoste par le fort de Bard. Le fort de l'Esseillon a été construit selon les principes de Montalembert en abritant les pièces d'artillerie sous des casemates voûtées dans des ouvrages de hautes murailles percées d'embrasures.
Le système Séré de Rivière (1876)En 1860, l'entrée de la Savoie dans la France établit la frontière sur les crêtes des Alpes et les progrès de l'artillerie entraînent une nouvelle génération de forts. Pour le général Séré de Rivière, les basses vallées doivent être barrées par trois types d'ouvrages : - les ouvrages d'interdiction construits dans le fond de la vallée ; - les ouvrages de protection édifiés sur les versants pour protéger les installations précédentes ; - les ouvrages de surveillance installés sur les crêtes. C'est ainsi que se constituent les Places d'Albertville au débouché de la Tarentaise et la Place de Chamousset au débouché de la Maurienne.
L'Armée des Alpes (1886)Constituée de montagnards, l'armée des Alpes a désormais pour mission de surveiller au plus près les cols frontaliers où l'on édifie des baraques en pierre pour abriter les détachements militaires. A la fin du siècle, pour résister aux nouveaux obus torpilles, certains ouvrages de Séré de Rivière sont recouverts d'une carapace de béton (Le Replaton à Modane).
La ligne Maginot en Savoie (1931)Il s'agit de doter d'artillerie puissante des ouvrages sous roc pour détendre la Maurienne (Places de Saint-Michel, de Modane et de Lanslebourg) puis la Tarentaise (Place de Bourg St Maurice) d'une attaque italienne.
L'effacement des frontièresL'unification de l'Europe rend de nos jours inutile l'ancien système de fortification. Cependant certains forts trouvent une vocation touristique et rentrent dans le patrimoine dans le cadre du programme " Pierres fortes de Savoie".
Page 1 |
| - |
|