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1792-1799 : LA REVOLUTION EN SAVOIE
Auteur : Mr Palluel - Niveau de lecture : Public
SOMMAIRE
  • Introduction
  • Les causes de la révolution en Savoie
  • La mise en place du régime français
  • La Terreur
  • Modérations et spéculations
  • La seconde terreur
  • Les deux camps ennemis
  • En guise de conclusion


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  • Chronologie 1792-1799
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    LES CAUSES DE LA REVOLUTION EN SAVOIE

     

    Une nouvelle fois, la Savoie reçut de ses voisins l’impulsion des évènements nouveaux. Les émigrants savoyards établis en France et surtout à Paris ne pouvaient manquer de communiquer à leurs compatriotes les nouvelles et les données des polémiques et des évènements français relayés encore par les voyageurs se rendant de France en Italie.

     

    LA CRISE INTERIEURE. D’ailleurs la contagion des passions et des débats était encouragée par l’évolution même de la situation intérieure du royaume de Sardaigne où le mécontentement devenait général. Ici comme en France les récoltes des années 80 furent mauvaises causant bien des inquiétudes. Les tensions grandissaient: les nobles exigeaient toujours plus de leurs fermiers depuis l’abolition  en 1770 des droits féodaux  qu’il n’était pas question pour eux d’abandonner sans de solides indemnités de rachat, Les bourgeois s’inquiétaient de ces mêmes nobles  attachés à leurs ultimes privilèges et en même temps prenant conscience du décalage entre la Savoie et le Piémont accusé de monopoliser à son seul profit les progrès certains du royaume, ils dénonçaient l’indifférence croissante de la dynastie envers ses "sujets les plus anciens et les plus fidèles.. "

     

    LA CRISE EXTERIEURE. L’accélération des évènements depuis 1789 n’arrangeait rien:  la grande peur qui avait régné en  Dauphiné durant l’été 1789  n’avait pas manqué de susciter ici l’angoisse et la fièvre. Les émigrés français avaient afflué à Chambéry* suscitant au début commisération, curiosité et intérêt puis progressivement énervements et vexations. Le dérèglement économique français paralysait les émigrants et précipitait  même le retour de bien des Savoyards de la diaspora d’autant plus actifs que beaucoup avaient la tête pleine des nouvelles idées. Même si le royaume de Sardaigne était depuis de nombreuses années en bonnes relations avec la France  et  même si la Constituante avait déclaré la paix au monde, chacun des deux côtés de la frontières s’énerva et s’inquiéta des manœuvres de l’autre en vue d’une invasion, on s’arma (un peu) des deux côtés  officiellement pour se défendre et en fait pour mieux menacer l’autre.

     

    LA TENSION FRANCO-SARDE. D’où la crise finale de septembre 1792, la France préférant prendre les devants et attaquer en même temps la Savoie ( pour mieux empêcher une arrivée éventuelle des Autrichiens du Milanais )  et Genève* ( pour ne pas laisser aux frontières une place forte indépendante et supposée pleine de munitions, d’armes et d’or.  Certes la phase principale de la guerre se déroulait sur les frontières françaises du Nord et de l’Est, mais mieux valait prévenir et chercher de faciles succès à l’encontre de faibles voisins ( puisque au même moment les troupes françaises occupaient les  crêtes jurassiennes de Montbéliard et du Porrentruy ,sans compter bien sûr la "libération" du comté de Nice* parallèlement à celle de la Savoie )

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