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1792-1799 : LA REVOLUTION EN SAVOIE
Auteur : Mr Palluel - Niveau de lecture : Public
SOMMAIRE
  • Introduction
  • Les causes de la révolution en Savoie
  • La mise en place du régime français
  • La Terreur
  • Modérations et spéculations
  • La seconde terreur
  • Les deux camps ennemis
  • En guise de conclusion


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  • Chronologie 1792-1799
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    LA MISE EN PLACE DU REGIME FRANCAIS

    LA MISE EN PLACE DU REGIME FRANCAIS ( octobre 1792-juin 1793)

     

                LA CONQUETE. La surprise est autant de la facile conquête du duché évacué sans résistance par les troupes et les autorités piémontaises que de la trahison de Montesquiou s’arrêtant devant Genève au lieu de s’en emparer et passant lui-même bientôt à l’ennemi. Certes un peu partout se créent des clubs  révolutionnaires et des sociétés  révolutionnaires qui s’emparent des pouvoirs locaux mais que faire de cette nouvelle conquête ? 

     

    LA FIN DE L’ANCIEN REGIME. Une assemblée dite des Allobroges réunit à la cathédrale de Chambéry* un millier de députés des communes où dans la confusion s’impose vite un petit groupe de Savoyards de France revenus au pays pour "convertir" leurs compatriotes (tel l’abbé Simond*). En quelques jours, l’ancien régime est aboli dans la complicité générale (avec la visite "respectueuse" de l’archevêque de Tarentaise et du Sénat*) et plutôt que d’envisager une incertaine ou difficile république locale, il est jugé plus facile et plus intéressant de voter le ralliement à la Grande Nation (l’hypothèse d’une autonomie ou d’une indépendance savoyarde étant dorénavant définitivement abandonnée !). Encore faut-il se faire accepter par la Convention qui, hésitante et occupée par bien d’autres problèmes, met du temps à se prononcer et à ’envoyer enfin trois représentants en mission ( Hérault de Séchelles¨*, Jagot*, Simond* et l’abbé Grégoire*) dans le nouveau département dit du "Mont-Blanc", charge à eux d’installer ici le régime français.

     

    LE NOUVEAU REGIME. Ce n’est donc finalement qu’au printemps 1793, que la Savoie sortit de l’incertitude et du provisoire pour mieux s’apercevoir de l’ampleur de certaines illusions de l’année précédentes. Les nouvelles circonscriptions ravivaient les querelles locales ainsi Annecy ne pouvant supporter de voir sa rivale Chambéry rester le chef-lieu politique du Mont-Blanc, recevait en compensation le nouveau siège diocésain départemental de la nouvelle Eglise constitutionnelle* en se promettant bien de tout faire pour bénéficier d’autres avantages. Personne n’avait envisagé une persécution religieuse bien au contraire et d’ailleurs une bonne partie du clergé avait souscrit au serment de la constitution civile du clergé d’où la surprise devant la fermeture et le pillage des couvents ainsi que devant les premières exigences politiques et matérielles vis à vis du clergé paroissial. Il fallut supporter les premières charges militaires, les premiers recrutements administratifs, peupler les nouveaux tribunaux et les nouveaux bureaux c’est à dire éliminer les uns et imposer les autres. La guerre menaçait sur la crête des Alpes d’où l’on craignait de voir revenir les Piémontais, et bien entendu il ne semblait pas que les impôts dussent diminuer, bien au contraire.

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