| < |
| Toutes les cartes |
| Cartes Historiques |
| Relief |
| Précipitations |
| Géologie |
| Administration |
| Végétation |
| Energie |
| Transport |
| Agriculture |
| Religion |
| Tourisme |
| Industrie |
|
Archives
Haute Savoie |
| Archives
communales et intercommunales |
|
Publications |
| |
- |
|
1792-1799 : LA REVOLUTION EN SAVOIE
Auteur : Mr Palluel - Niveau de lecture : Public |
||
|
|
MODERATION ET SPECULATIONS MODERATION ET SPECULATIONS ( mai
1794-septembre 1797)
LA DETENTE. Le rappel dAlbitte* à Paris sonna le signal dune
certaine détente dautant que la Savoie ne pouvait manquer de suivre les
évolutions parisiennes. On eut bien de nouveaux représentants en mission mais
aucun neut les prétentions révolutionnaires dAlbitte*, les prisons se
vidaient, les confiscations se freinaient, les interdictions se levaient,
certaines figures réapparaissaient autant celles de prêtres que celles de
nobles qui sétaient cachés ou avaient fui les mois auparavant. En 1795, les
élections aux nouvelles assemblées révélèrent la réapparition de certains
nobles libéraux car cétait au tour des anciens montagnards de se retirer et
même de se cacher. Il nétait plus temps dinterdire le culte chrétien, les
églises furent rouvertes aux assemblées des fidèles qui nhésitaient pas à
susciter des réunions de prières sans prêtres. Allait-on enfin vers un modus
vivendi marquant la réconciliation de fait entre les masses paysannes et la
Révolution ? LES BIENS NATIONAUX. En fait il fallait dabord compter avec la vente
des biens nationaux. Quils fussent dorigine nobiliaire ou anciennes
propriétés ecclésiastiques, ils formaient une masse considérable de bâtiments
et surtout de terres, environ un cinquième du territoire, jamais le pays
navait disposé dune telle mutation. Confisqués en 1793 et 1794, ils ne furent
mis en vente quen 1795 et surtout en 1796
après beaucoup dincohérences administratives et beaucoup de gaspillage.
Certes bien des paysans assoiffés de terres depuis des générations, achetèrent
de petits lots mais la plus grande partie fut vendue en gros lots à des
spéculateurs ravis de liquider leurs masses dassignats, on parla en
particulier de la fameuse "bande noire" de Chambéry* où une poignée de
bourgeois profitèrent de leurs richesses, de leurs connaissances et surtout de
leurs positions pour sapproprier au
moins provisoirement une masse énorme de terres, de vignes et de forêts qui ne
firent quaccentuer les différences sociales. LA DEFAITE DES SARDES. Un autre élément décisif fut la poursuite de la
guerre. Si en 1794, les troupes françaises eurent fort à faire à défendre leurs
positions, lannée suivante elles nen
passèrent pas moins à lattaque pour semparer des hauts passages du
Mont-Cenis et du Petit-Saint-Bernard . Certes en 1796, le gros de larmée
suivit le général Bonaparte dans les Alpes du sud mais il nempêche que les cols furent cette fois enfin franchis.
Aussi bien par le nord que par le sud, le Piémont était attaqué et envahi. Les
armées sardes battues et le roi Victor-Amédée III* réduit à néant après
larmistice de Cherasco et lhumiliant traité de Paris ramenant le Piémont à la
triste situation de pays occupé et vassal ( même pas jugé digne dêtre conquis
et "révolutionné" comme le Milanais). Il nempêche: lannexion de la
Savoie à la France était reconnue par la Maison de Savoie, les émigrés
savoyards de Turin obligés de céder ou de fuir, les communications rétablies
entre les deux versants des Alpes. Désormais la Savoie nétait plus quun
relais pour les troupes circulant entre la France et lItalie. |
|
| - |
|