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La Savoie à l'époque romaine
Auteur : François BERTRANDY - Niveau de lecture : Scientifique |
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4. La vie religieuse
Bien que difficiles à dater, à
cause de leur formulaire souvent laconique, les témoignages épigraphiques
fournissent quelques informations sur le panthéon honoré.
Larchéologie a révélé lexistence
de sanctuaires fréquentés par les indigènes, ou des
gens de passage. Les nombreuses statues et statuettes découvertes
sont également des indicateurs précieux sur les pratiques
religieuses des habitants de la Savoie antique. Seules restent mal appréhendées
les croyances religieuses de la vallée de la Maurienne. 4. 1 - Le panthéon indigène * Les témoignages épigraphiques Des divinités proprement locales
sont attestées en Savoie. Unique mention en Gaule, Athubodua, une
possible divinité des eaux est honorée sur un autel mal
daté, à Mieussy (Haute-Savoie). Dans la vallée du Fier, Vintius
était mentionné sur trois et peut-être quatre inscriptions,
à Hauteville, datée probablement du Ier siècle et
à Seyssel. Au vu des épithètes qui laccompagnent,
cette divinité semble avoir fait lobjet dune interprétation
et dun culte complexes. Le texte dHauteville présente,
en effet, la particularité dêtre dédié
à Auguste Vintius, alors que dans la cité de Vienne lépithète
auguste a plutôt tendance à être placée après
le nom de la divinité. Il est probable quil sagit ici
dune association du culte impérial au culte de ce dieu. Auguste
devrait être le nom de lempereur non défini personnellement
plutôt que lévocation de lempereur Auguste. A Seyssel,
en revanche, le dieu gaulois commence à sidentifier à
son homologue romain Pollux avec, cependant deux formulations différentes
: Vintius Auguste Pollux (Ier siècle ?) et Deus Vintius
Pollux (seconde moitié du IIe siècle). Vintius-Pollux
devait être non seulement une divinité des eaux, protectrice
des bateliers, mais encore le dieu protecteur du pagus Dia..., mentionné
à Hauteville, ou Titus Valerius Crispinus était sacer(dos)
Vinti et préfet du pagus. Pour le département de la Savoie,
les témoignages épigraphiques sont plus abondants. En Tarentaise,
il faut mentionner Aximus, le dieu topique dAime, associé
aux déesses mères, les Matrones, qui a donné
son nom à la capitale des Ceutrons Axima (La Côte-dAime).
Moins connu est le dieu Mantounos à Salins-les-Thermes. Dans la
combe de Savoie, les fouilles récentes dun fanum à
double cellae, à Chateauneuf, ont fait connaître Limetus,
dont la mention apparaît sur des graffites. De même la relecture
dune inscription de Grésy-sur-Isère a permis de révéler
le nom dElausia, peut-être la divinité protectrice dun
probable uicus installé en ce lieu. Dautres divinités, mieux connues
en Gaule, sont attestées en Savoie. Il sagit en particulier
de Borvo ou Bormo, le dieu gaulois des eaux, honoré sur deux inscriptions
dAix-les-Bains et dont la toponymie en Savoie rappelle le souvenir
(Bourbaz à Albens, Borban à Thoiry, Bourbelain à
Lescheraines dans les Bauges). Le temple dit de Diane à Aix-les-Bains
pourrait lui avoir été consacré. Dorigine celtique sont encore les
déesses-mères qui assuraient la fertilité et la fécondité.
Alors que chez les Allobroges, elles sont nommées Matrae
à Brison-Saint-Innocent, à Allondaz, elles sont appellées
Matronae chez les Ceutrons à Aime et à Moûtiers
(Matronae Saluennae). Cette dernière dénomination
est la plus courante dans les Alpes. Les Dominae, qui apparaissent
sur une inscription dAix-les-Bains et de Brison-Saint-Innocent, de
même que les Comedouae Augustae, dont le rôle est mal
défini, doivent être mises en relation avec les vertus curatives
des eaux du chef-lieu du uicus. * Les témoignages iconographiques La répartition des découvertes
est très inégale selon les deux départements savoyards
et en définitive elles sont plutôt rares. On notera, seulement
en Haute-Savoie, une statuette en bronze de Sucellus a été
mise au jour à Viuz-la-Chiésaz et un autel anépigraphe,
découvert à Annecy figurant un maillet stylisé, attribut
régulier de Sucullus, avec de part et dautre la représentation
de deux silhouettes qui pourraient être celle du dieu et de sa parèdre,
sont pour lheure les seules attestations dun culte rendu à
cette divinité. A Lugrin, au hameau de Vallières,
dans le mur de lancienne maison forte, a été découvert
un bas-relief représentant un dieu tricéphale, dont lidentification
reste incertaine. Pour linstant, les déesses-mères
ne sont attestées quune seule fois en Haute Savoie, à
Viuz-Faverges, sous la forme dune statuette en terre blanche brisée
en trois fragments, figurant une déesse allaitant un enfant du
sein droit. 4. 2 - Le panthéon gallo-romain Plus que jamais les inscriptions retrouvées
en Haute-Savoie confirment les propos de César : " Le dieu quils
(les Gaulois) honorent le plus est Mercure... Après lui ils adorent
Apollon, Mars, Jupiter et Minerve " (Bell. Gall., 6, 17). Cependant
il faut avoir à lesprit que la dénomination de ces
divinités officielles romaines correspond en réalité
à des dieux gallo-romains fruits dune symbiose entre divinités
gauloises et dieux romains. Certains dentre eux ont été
très populaires dans la cité de Vienne, en particulier en
Savoie, principalement Mercure et Mars. Figure emblématique du panthéon
gaulois et viennois, Mercure est un dieu omnipotent qui règne sur
le ciel et les sommets des montagnes, qui guérit, qui protège
les voyageurs et les activités commerciales, mais aussi les vivants
et les morts. En Savoie, il est attesté au fanum de Châteauneuf
où il a assimilé Limetus. Des dédicaces à
Mercure sont attestées au Bourget-du-Lac, au Col du Chat, à
Lucey (Deus Merqurius Propitius). Mercure narrive quau second rang
en Haute-Savoie avec six dédicaces où il est attesté
seul à Annecy, à Saint-Felix, à Saint-Julien-en-Genevois
et sur deux autres textes où il apparaît aux côtés
de sa parèdre Maïa, à Groisy et à Villaz. Mais
cette apparente infériorité nest que le fruit du hasard
des découvertes épigraphiques. Divinité de la paix
et, par là, initiateur de la prospérité et de la
fécondité, Mercure a fait lobjet de dédicaces
à Annecy, où, selon une tradition qui remonte à Ch.
Marteaux, un sanctuaire pourrait lui avoir été consacré
à proximité du théâtre. En outre, sa popularité
parmi les authochtones est illustrée par les nombreuses statuettes
en bronze et par les représentations de symboles (pétase
ailé en bronze Annecy, à Chateauneuf, à Mercruy ;
caducée à Lémenc-Chambéry) ou danimaux
familiers du dieu (coq, bouc, tortue) mises au jour dans les fouilles
dAnnecy, à Annemasse, à Arenthon, à Thonon et
à Châteauneuf. Vient ensuite Mars. Il y a quinze occurrences
en Savoie sur les vingt-six attestations pour toute la cité de
Vienne, dont dix fois pour la Haute-Savoie. Ainsi Mars est mentionné
seul, à Annemasse, à Thyez, à Ville-La-Grand, à
Annecy, et une fois associé à Jupiter, à Douvaine.
Dans le département de la Savoie, cinq inscriptions font état
dun culte à cette divinité. Cest le cas au Pont-de-Beauvoisin,
à Ruffieux, peut-être à la Chapelle-du Mont-du-Chat,
à Brison-Saint-Innocent, à Saint-Alban-Leysse. Dieu de la
guerre, qui par la victoire apporte la paix, dieu protecteur de la cité
de Vienne, mais surtout des simples particuliers, il est le seul dans
la cité de Vienne à être doté dun culte
municipal officiel avec une, voire deux prêtrises : le flaminat
de Mars et le flaminat de la Jeunesse, réservés à
de hauts personnages, généralement des magistrats municipaux.
Ainsi Marcus Arrius Gemellus, mentionné par linscription de
Passy, était magistrat de Vienne (duumuir aerari) et flamine
de Mars. Cependant ce culte semble décliner à partir de
la fin du Ier siècle, pour disparaître, au vu de labsence
doccurrences épigraphiques, dans le courant du IIIe siècle.
Peu à peu, Mars a cédé la place à Mercure
(Fr. Bertrandy, RAN 33, 2000, p.125-148). Jupiter Optimus Maximus est mentionné
seul sur trois inscriptions gravées sur des autels à Annecy-Le-Vieux,
à Chavanod, à Gruffy. Dans ces trois cas, ce Jupiter est
probablement plus un Jupiter gallo-romain que le dieu du Capitole à
Rome. Il apparaît associé à Mars, à Douvaine
ou à la foudre, à Sévrier. Cette dernière
inscription, consacrée à la foudre de Jupiter (Iouium
Fulgur), dont lévocation sous cette forme est unique dans
le monde romain, illustre la dévotion dun habitant de la campagne
à légard du dieu de latmosphère dispensateur
de la prospérité agricole. En Savoie, Jupiter est associé
à Junon et à Minerve à Aime, à Aix-les-Bains,
à Belmont-Tramonet, aux Échelles, à Saint-Pierre-dAlbigny. Honorés essentiellement par les
autochtones, bien davantage que des dieux appartenant au panthéon
romain, ces dieux doivent être considérés comme des
divinités gallo-romaines. La confirmation de cette observation
est apportée par les dédicaces à Apollon qui apparaît
plutôt comme un dieu guérisseur, auquel est ajoutée
lépiclèse Virotutis, à Annecy et à Groisy,
où encore à Gilly, Grésy-sur-Isère, La Rochette
et à Ruffieux. Il en serait de même pour Castor et Pollux,
attestés ensemble à Annecy, pour Castor auguste seul à
Duingt. Plus significatives encore sont les dédicaces offertes
à Pollux à Seyssel dans lesquelles il est associé
à Vintius le dieu indigène local, protecteur des bateliers. Des statuettes en bronze, figurant Apollon,
Bacchus, Diane, Jupiter, Mercure, Maïa, Minerve, Vénus, parfois
en céramique blanche, Silène et Hercule, ont été
découvertes dans un certain nombre de sites. Elles ne sont que
le témoignage de la popularité de ces divinités auprès
des habitants et lexpression dune piété simple
à la recherche de leur protection. 4. 3 - Les sanctuaires et les prêtrises En Savoie, sans prétendre à
lexhaustivité, on est en mesure de signaler lexistence
de plusieurs sanctuaires et de personnages ayant exercé des fonctions
sacerdotales. Entre 1988 et 1993, des travaux de construction de la route
destinée au contournement de la ville de Faverges ont révélé
un temenos dont loccupation sétend du milieu du
Ier siècle avant J.-C. jusquau tout début du Ve siècle.
Outre de multiples constructions, il comprenait une entrée, un
portique couvert, une cour trapézoïdale, un fanum et
un grand bâtiment à la destination incertaine. On ne saurait
dire à quelle divinité était consacré ce sanctuaire,
même si la découverte du montant droit dun trône
en marbre de Carrare, attribué à une représentation
de Jupiter assis, laisserait supposer que le dieu était honoré
en ces lieux. A Passy, au lieu-dit Les Outards,
ainsi que le démontrerait lexistence de ruines (colonnes,
débris de marbre), il existait un important sanctuaire dédié
à Mars. Aulus Isugius Vaturus, magistrat de Vienne et flamine impérial
y fait une dédicace en lhonneur de cette divinité.
Lucius Vibius Vestinus et M. Arrius Gemellus, ce dernier étant
flamine de Mars à Vienne, magistrats de Vienne, ont adressé
des dédicaces à Mars auguste qui, à Passy doit être
considéré comme un dieu indigène. En outre, la qualité
de ces trois personnages, hauts-placés à Vienne, démontre
que le sanctuaire de Passy jouissait dune grande réputation
dans la cité. En revanche, Sextus Iulius Optatus, flamine de Mars
à Vienne, nétait que résident ou de passage
à Annecy. Il faut supposer au vu des dédicaces que des sanctuaires
de Mars existaient à Annecy, au Mont du Chat, couplé ici
avec un temple consacré à Mercure, peut-être à
Brison-Saint-Innocent. A Duingt, sélevait un temple
dédié à Castor, puisque la dédicace est faite
par un prêtre local, Caius Caprilius Sparus, à la fin du
règne de lempereur Domitien. Il convient de mettre en évidence
le sanctuaire de Limetus-Mercure, à Châteauneuf, dont les
fouilles engagées entre 1978 et 1986, ont révélé
quil avait fonctionné entre le règne dAuguste
et lépoque flavienne, mais surtout quil était
le lieu dune fervente piété religieuse populaire. Des
sanctuaires consacrés à Jupiter doivent être signalés
aux Échelles, à Belmont-Tramonet et au col du Petit-Saint-Bernard. Dans le pagus Dia[...], il y aurait
eu au moins deux sanctuaires consacrés à Vintius Pollux,
lun à Hauteville dans la " vigne des Idoles ", lautre
à Seyssel, installé au sommet de la colline de Vens qui
domine le confluent du Rhône et du Fier. On doit relever le rapprochement
entre le toponyme Vens et le nom du dieu Vintius, qui se retouve également
dans le nom Mars Vintius, à Vence dans les Alpes Maritimes. Vintius
Pollux semble avoir fait lobjet dun culte quasi officiel, puisque
deux de ses trois adorateurs répertoriés, étaient
à la fois prêtres de Vintius et préfets du pagus
[...]. Mais il importe de remarquer quune
dédicace à une divinité ne suppose pas obligatoirement
lexistence dun sanctuaire à lendroit de la découverte. 4. 4 - Cultes orientaux et christianisme Bien que le culte des divinités
orientales ait été pratiqué dans la vallée
du Rhône, à Lyon et à Vienne, il ny en a guère
de trace épigraphique en Savoie. On mentionnera pour Cybèle
lautel métroaque anépigraphe de Conjux présentant
les instruments du culte habituels et linscription de Moûtiers
associant la Mère des dieux aux puissances divines des Augustes
et aux Matronae Saluennae. Sous le nom de Deus Inuictus N(abarze)
? Mithra était honoré à Lucey, tandis que doit être
rappelé la découverte dun remarquable buste en argent
de Jupiter Dolichenus, mis au jour au col du Petit-Saint-Bernard et conservé
aujourdhui au musée dAoste. Vers 450, le premier évèque
de Tarentaise sinstalle à Moûtiers (Darentasia)
dont la position de carrefour est plus favorable que lemplacement
dAime qui néanmoins peut faire état dune certaine
prospérité avec notamment la construction de la basilique
Saint Martin. En revanche, si lon a des témoignages du développement
du christianisme dès le IVe siècle à Genève,
la première église attestée en Haute-Savoie est tardive.
A Annemasse, une église est consacrée, en 516, par Maxime,
évêque de Genève et par saint Avit, évêque
de Vienne. 4. 5 - Le culte impérial Il est ce que les historiens appellent
communément lexpression du loyalisme et de lattachement
des habitants de lEmpire romain au souverain. Introduit très
tôt en Narbonnaise, ce culte a trouvé une grande audience
en Savoie, chez les Allobroges comme chez les Ceutrons. La promotion juridique
de ces deux peuples à lintérieur de lempire est
certainement à lorigine de lengouement des populations
pour un culte en lhonneur de lempereur, garant de la victoire
et donc de la paix qui engendre la prospérité. En Haute-Savoie, les inscriptions ne mentionnent
jamais le nom du souverain à qui on sadresse, mais plutôt
son numen, cest-à-dire la " puissance divine " qui
se dégage de sa personne. Ainsi, à Alex, le dédicant
anonyme invoque le numen des Augustes, pour la sauvegarde de lempereur
qui pourrait être lempereur Marc Aurèle. A Annecy-le-Vieux,
sur une inscription datée peut-être de la seconde moitié
du IIe siècle, un particulier dédie une basilique (celle
de Boutae-Annecy ?) aux [Nu]minibus Au[gustorum], les puissances
divines des empereurs vivants ou morts. A Meythet, enfin, une dédicace
identique est adressée aux puissances divines des empereurs, et
aux habitants de Boutae. De même en Savoie, est honoré
aussi le numen des empereurs à Aime, à Moûtiers,
à Ruffieux, associé à Apollon. Plus originale, mais plus tardive aussi
est la dédicace à un membre indéterminé dune
famille impériale portée sur un autel mis au jour à
Seyssel. Utilisée sous la République, la formule Bono
reip(ublicae) natus a trouvé une nouvelle application pendant
le règne de Constantin et elle nétait attribuée
quaux souverains vivants. Elle est particulièrement fréquente
sur les bornes milliaires de la seconde moitié du IVe siècle. Dans le département de la Savoie,
en revanche, les inscriptions évoquent le nom de lempereur
au datif, par exemple pour Auguste à Aime, Caligula à Saint-Jean-de-la-Porte,
Nerva à Aime, Elagabal ou Sévère Alexandre, Carus
et ses fils à Aime encore. Dautres textes ont été
gravés pour la sauvegarde (Pro salute) de lempereur
Claude (?) et de Vespasien (?) à Aime, de Trajan à Albens,
de Commode à Gilly-sur-Isère, sans oublier les graffiti
en lhonneur de Néron et de la déesse Rome à
Châteauneuf. Il faut mentionner encore une inscription
fragmentaire, évoquant une flaminique de la province de Narbonnaise,
découverte à Sales, en Haute-Savoie. Elle montre, quen
occupant un rang élevé dans la hiérarchie de la province,
cette femme était attachée au culte des impératrices
vivantes ou divinisées. Une autre flaminique impériale de
la cité de Vienne, lulia Vera, est mentionnée à la
Chapelle-Blanche. Trois seuiri Augustales sont enfin attestés
à Aix-les-Bains, au Pont-de-Beauvoisin, à Bassens. 4. 6 - Les dieux Mânes Symboles dune croyance de la survie
de lâme dans lau-delà, les dieux Mânes, communément
les âmes des morts, ont fait lobjet à Rome dun
culte domestique accompli par les vivants devant le laraire. Ainsi que
lattestent les épitaphes, ce culte a été introduit
dès la seconde moitié du Ier siècle en Gaule. En
Haute-Savoie, on en rencontre la mention à Annecy, à Cran-Gevrier,
à Marigny-Saint-Marcel, à Menthon-Saint-Bernard, à
Rumilly, à Sales, à Sallenoves, à Talloires, à
Val-de-Fier ; en Savoie, à Aix-les-Bains, à Albens, à
Arbin, à Conjux (dans la chapelle), à Fréterive,
à Grésy-sur-Aix, à Jongieux, à Saint-Pierre-de-Soucy,
à Tresserve. A partir de la seconde moitié du
IIe siècle, aux dieux Mânes, est adjointe la mention à
la mémoire éternelle (memoria ou quies aeterna)
qui précise davantage la croyance à une autre vie dans lau-delà.
Quelques exemples seulement illustrent cette évolution eschatologique,
à Annecy, à Rumilly, à Albens, à La Biolle. |
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