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L’implantation traditionnelle de l’habitat en
zones de montagne est issue de l’observation et de la compréhension
de ce milieu par des générations de montagnards.
La localisation des villages est ainsi déterminée
par un grand nombre de données telles que l’inclinaison du terrain,
la présence d’un ruisseau, la proximité des chemins, des
terres labourables.
Tous ces facteurs physiques, historiques,
économiques, ont donné naissance à de nombreux
types d'habitat : villages accrochés aux pentes, étalés
sur les plateaux ensoleillés, tapis sous les rochers à
l’abri du vent, étirés le long des routes...
Ces différentes compositions présentent
une constante : les hameaux ou " écarts "
composant le tissu villageois sont très nombreux. Le plus gros
d’entre eux (le chef-lieu) regroupe en général l’église,
la maison communale, le marché…
Cette dispersion permet d’occuper tous les espaces
disponibles. Adapté à la nature environnante, l’habitat
traditionnel est ainsi à la fois l’œuvre du montagnard et de
la montagne.
Notices
01- Lanslebourg, le long de la route du Mont Cenis,
d’où le village tire sa richesse.
Nice et Savoie. Henri Charpentier. Imp. et Ed. Paris. 1864
02 - Maisons et jardins de Termignon, dans une
boucle fertile de l’Arc. 1730
Archives départementales de la Savoie. Mappe de Termignon
03 - Maisons en encorbellement de Flumet, accrochées
au dessus de l’Arly. XIXe siècle
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 4058
04 - Plateau ensoleillé d’Albiez le Vieux
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 303
05 - Maisons étagées à Saint
Bon
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 5094
06 - Le tissu villageois n’est pas immuable :
les incendies, les avalanches, l’émigration, ont pendant des siècles,
fait disparaître des villages. Incendie
d’Albanne, 1839
Archives départementales de la Savoie. Affiche de l’Intendance
générale de la Savoie, 49 F 50
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