Avant d'appartenir à
une communauté, le montagnard appartient à sa famille.
C'est en son sein qu'il trouve de quoi survivre.
On connaît sa composition
grâce à divers recensements, dont le plus célèbre
est celui de la gabelle du sel de 1561. L'état civil apparaît
au XVIe siècle, mais il faut attendre le XVIIe siècle
pour qu'il soit enregistré avec une certaine régularité.
La famille, dans sa maison
et sur son territoire, est organisée pour vivre avec une certaine
autonomie.
Les biens sont souvent
maintenus dans l'indivision, afin d'éviter le morcellement des
terres trop rares. Ainsi plusieurs générations et ménages
peuvent cohabiter sous le même toit.
La vie se déroule
en son sein avec ses joies et ses peines. Les générations
se renouvellent. Les ressources en conjoints du même village étant
assez vite limitées, on va chercher une épouse ou un mari
dans la paroisse voisine, ou plus loin si nécessaire.
Si l'harmonie ne règne
pas dans le foyer, certains partent, émigrent, toujours avec
difficultés. Mais l'émigration est parfois une véritable
soupape de sécurité pour enrayer les conflits.
Notices
01-Gabelle du sel de Beaufort, 1561.
Archives départementales de la Savoie. SA 1936
02-Extrait des registres paroissiaux de Valloire.
1694
Archives départementales de la Savoie. 3E 424
03-Mariage de Joseph Montaz et Césarine
Grand à Sardières, 1911
Photo François Montaz
04-Une noce à Bessans, 1907
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 6261
05-Couple à Beaufort, début XXe siècle
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 7032
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