Les hautes montagnes connaissent pendant des
siècles une activité agro-pastorale de subsistance et
une pauvreté endémique.
Eleveur et laboureur, le montagnard travaille,
beaucoup, sur un sol enneigé six mois par an, constamment à
la merci d'une mauvaise récolte ou d'une catastrophe naturelle.
Au peu de fertilité de la terre s'ajoute
la petitesse des parcelles privées et leur dissémination
dans le paysage agraire.
Du Moyen Age à l'aube du XXe siècle,
les progrès techniques stagnent, et les paysans reproduisent
les mêmes gestes sans innovation significative.
Ce sombre tableau est cependant éclairci
par la présence des vastes terrains communaux, alpages et forêts,
que les communes ont toujours cherché à agrandir.
Leur exploitation permet une production relativement
importante de viande, de produits laitiers, de cuirs et de bois.
Vendus sur les foires, ces produits offrent un
complément de revenus à tous les communiers, les mettant
ainsi un peu plus à l'abri du besoin que le paysan des basses
vallées.
Notices
01-Foire de Valloire, avant 1918
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 5735
02-Charrue utilisée en Savoie.
Essai sur l'amélioration de l'agriculture. M. le Marquis Costa.
Imp. Gorrin. Chambéry. 1774.
03-Foire de Saint Jean de Maurienne, avant1918
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 5318
04-Description de Tignes. Dictionnaire du Duché.
1840
Archives départementales de la Savoie. 8 F 67
05-Femme dans un champ avant 1918
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 532
06-Cadastre de Notre Dame du Pré, section
H. 1803
Archives départementales de la Savoie.
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