Depuis le Moyen âge, on extrait du minerai
en Savoie. Les mines de Saint Georges d'Hurtières, de Fourneaux
et Modane (à plus de 3000 m d'altitude) comme les mines de plomb
argentifères de Peisey, procurent des revenus significatifs aux
hautes vallées.
Mais dès lors que la Savoie s'ouvre à
la concurrence étrangère, après son annexion à
la France, aucune ne survivra.
A la fin du XIXe siècle, la Savoie entre
dans l'ère industrielle grâce aux centrales hydroélectriques
qui permettent le développement de l'électrochimie et
de l'électrométallurgie.
En 1893, la Compagnie Générale
d'Electrochimie s'implante au hameau du Villard (commune de Planay)
et l'usine de La Bâthie est construite. La même année,
Paul Héroult fonde l'usine de La Praz.. Notre Dame de Briançon
ouvre en 1898 et Pomblière en 1901.
Paul Girod crée les acieries d'Ugine en
1903. La future Péchiney, qui se nomme alors Alais, Froges et
Camargue, s'installe en 1907 à Saint Jean de Maurienne.
Créatrices d'emploi, les usines ont besoin
d'une main d'œuvre abondante. Mais les montagnards restent à
l'écart de cette aventure. Ils préfèrent l'émigration
traditionnelle et laissent la place aux immigrés italiens.
Il faut attendre la fin des années 40
pour qu'ils soient attirés par le travail en usine, poussés
par le déclin d'une agriculture archaïque qui ne leur permet
plus de survivre.
Notices
01-Compagnie des mines et usines de Saint Michel et
Sordières. En-tête de Facture, 1897.
Archives départementales de la Savoie. Série J
02-Usine de Lapraz
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 4086
03-Usine de Notre Dame de Briançon
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 6496
04-Signature de Paul Héroult. 1893.
Archives communales du Freney
05-Mines d'anthracite de Peisey-Nancroix. Facture.
1962
Archives départementales de la Savoie. Série J
06-Usine de Prémont vers 1970.
Archives départementales de la Savoie. 109 F 49
07-Usine d'ugine
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 5702
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