A la fin de la seconde guerre mondiale, les paysans
des hautes vallées sont de plus en plus attirés par le
travail en usine.
La perspective d'un salaire fixe, comme le développement
des transports en commun et de la bicyclette, la limitation du travail
hebdomadaire à 40 heures, les congés payés, contribuent
à l'émergence de la double activité : c'est le
début de "l'âge d'or" de l'ouvrier-paysan.
Dans un premier temps, l'argent gagné
permet de réparer la maison, d'y introduire le confort moderne
(l'eau chaude, la salle de bain), de s'acheter de meilleurs outils.
Mais pour ceux qui essaient de concilier 8 heures
d'usine et les travaux des champs, le prix à payer est très
lourd : fatigue, impossibilité d'assurer des tâches qualifiées
par manque de formation, mécontentement des agriculteurs à
temps plein qui voient en eux des concurrents déloyaux et peu
innovants.
De nombreuses familles d'ouvriers choisissent
assez vite de quitter définitivement leur village pour s'installer
près des centres industriels. Pour leurs enfants, la proximité
des écoles, des collèges et des lycées, permet
d'espérer un meilleur avenir.
Pour les villages désertés, c'est
une page d'histoire qui se tourne à jamais.
Notices
01-Le début du travail des femmes à
l’usine. Ouvriers et ouvrières à Pomblières.
Atelier de concentration de la soude, après 1918.
Archives départementales. 109 F 49
02-La double activité. Notre Terroir. 1975.
Archives départementales. PER
03-Logo de la compagnie Alais, Froges et Camargue,
devenue Péchiney en 1950.
Archives départementales
04-Sortie des ouvriers de l’usine Paul Girod à
Ugine, vers 1925
Archives départementales. 2Fi 5701
05-Tract CGT, C.F.T.C., F.O, C.G.C.. 1951
Archives départementales de la Savoie. Collection des affiches
06-Ouvrier à la fabrication du sodium, à
Pomblière.
Archives départementales de la Savoie.109 F 49
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