Le tourisme en montagne est censé être
une quête des attraits que dispense la nature à travers
ses paysages, ses sites et sa civilisation alpine originale. C'est pourquoi
parler d'urbanisation peut sembler paradoxal.
Et pourtant ! Entre les barres d'immeubles, les
lotissements de "chalets", les pistes de ski, les remontées mécaniques,
les voies d'accès, le paysage traditionnel montagnard s'est un
peu perdu.
Il ne pouvait en être autrement : seule
une forte fréquentation touristique pouvait amortir les lourds
investissements financiers nécessaires au développement
du ski alpin.
Ainsi, l'habitat s'est modifié en profondeur
: les stations d'altitude se sont installées sur les alpages,
lieux réputés répulsifs à l'implantation
traditionnelle des villages.
La maison du montagnard, "expression d'un régionalisme
authentique" est oubliée au profit d'un modèle uniforme.
Le temps est bien loin ou chaque village ou hameau avait sa spécificité
selon les matériaux et les savoir-faire locaux.
Alors oui, paradoxe il y a, entre un tourisme
en quête de dépaysement et ce même tourisme qui a
d'une certaine façon colonisé la montagne et ses habitants.
Notices
01-Les Arcs, immeuble La Cascade. 1967. Atelier
d'architecture en montagne.
Archives départementales. 6 J 855
02-Val d'Isère vers 1910.
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 5714
03-Val d'Isère, 70 ans après.
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 7361
04-Valmorel.
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 1866
05-Les Ménuires.
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 798
06-Méribel
photo de l'office du tourisme. Archives départementales de
la Savoie. 106 F 191
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