Après la guerre de 1945, pendant que les
alpages se transforment en stations de ski, les zones inférieures
consacrées traditionnellement à l’agriculture, sont totalement
oubliées. L’exode rural vide les villages et condamne les terroirs
à disparaître.
Il faut attendre les années 1960 pour
que quelques esprits lucides tentent de renverser le cours des choses
en jouant la carte des produits "traditionnels", profitant de l’image
véhiculée par les médias d’une " Savoie
authentique dans la grandeur de ses paysages et de ses traditions ".
Les producteurs de beaufort sont les premiers
à se battre pour améliorer leur production fromagère
et obtenir une AOC en 1968.
Aujourd'hui, tout le monde s'accorde à
reconnaître l'intérêt de l'agriculture de montagne
pour sa contribution à la préservation des savoir-faire,
du patrimoine bâti, des paysages (en été, les vaches
entretiennent les pistes de ski) et pour le maintien de la population
locale.
Par la qualité de ses productions elle
est une vitrine engageante de la Savoie. Mais la partie est loin d'être
gagnée. L'agriculture représente bien moins de 2% des
actifs à ce jour, et plus de la moitié exercent une pluri-activité.
Il est souvent difficile de concilier tourisme
et intérêts agricoles quand l'urbanisation continue de
grignoter les terres et quand les uns crient au loup pour le voir et
les autres pour l'éliminer.
Notices :
01-Fromagerie de Lanslebourg, vers 1970
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 1247
02-Traite des vaches dans les alpages, vers 1950
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 5107
03-Quand les moutons du sud de la France gagnent
les alpages de la Savoie. Vers 1970
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 1251
04-Publicités pour des machines agricoles
Notre terroir.
05-Publicités pour des machines agricoles
Notre terroir.
06-L'extinction de l'agriculture. 1966 Le Progrès.
Archives départementales de la Savoie. Cab 235
07-Alpages du Mont Cenis. Années 1970
Archives départementales de la Savoie. 2 Fi 5960
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