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Mairies et hôtels de ville en Savoie et Haute-Savoie

EXPOSITION VIRTUELLE :
MAIRIES ET HOTELS DE VILLE EN SAVOIE ET HAUTE-SAVOIE

Accueil du site des archives communales et intercommunales en Savoie et Haute-Savoie

Les différents services d'archives municipaux ou intercommunaux en Savoie et Haute-Savoie

Exposition virtuelle sur "les mairies et hôtels de ville en Savoie et Haute-Savoie"

galerie de photographies et autres documents iconographiques

Des renseignements pratiques pour le classement et la conservation  des archives dans les mairies

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'HOTEL DE VILLE D'ANNECY

 

Hôtel de ville d'Annecy : élévation latérale - 4Fi 0044, cliché : Denis RigaultL'architecte genevois, Samuel Vaucher-Crémieux est sollicité pour étudier un projet d'hôtel de ville pour Annecy, dont il réalise plusieurs variantes. Le 6 décembre 1845, le conseil communal adopte les propositions de cet architecte. Mais aucune entreprise ne veut assurer sa réalisation pour le prix demandé, jugé irréaliste. On décide donc d'abandonner ce projet et de confier le travail à l'ingénieur sarde, François Justin, dont le plan, présenté le 23 juillet 1846, est adopté avec éloges. Il ne s'agissait en fait que d'un projet, fortement inspiré des propositions de Vaucher-Crémieux mais propre à ne pas dépasser le budget fixé par l'administration. Un entrepreneur chambérien, Auguste Désarnod, obtient le chantier. La construction commencée en 1847, devait définitivement s'achever en 1855. L'architecture néoclassique de cet important bâtiment est typique de l'époque sarde désignée sous le nom de "Buon Governo'.

Hôtel de ville d'Annecy : coupe sur la longueur - 4Fi 0043, cliché : Denis RigaultLa dénomination d'hôtel de ville est assez impropre pour désigner un bâtiment qui abritait, outre l'administration communale, plusieurs services provinciaux. Le tribunal aménage le premier, en juillet 1851, suivi en octobre 1853, par les services de l'Intendance sarde, préfiguration de notre actuelle préfecture, par l'Insinuation (actuel Enregistrement) et par le télégraphe. Le second étage a abrité le musée, la bibliothèque et l'appartement du conservateur, ainsi que l'Académie florimontane qui utilisait le salon de l'intendant pour y tenir ses séances. La partie réservée aux services communaux ne sera accessible qu'en novembre 1855, avec l'achèvement du grand escalier. La décoration du grand salon, confiée au sculpteur-doreur Henri Bal de Chambéry, ne sera terminée qu'en 1857. Il constitue actuellement le seul témoin du décor d'origine.