-
.

LA LITTERATURE SAVOYARDE
du Moyen-Age au début du XVIIIe siècle

Auteur : Louis TERREAUX - Niveau de lecture : Scientifique

SOMMAIRE

EXPERTS
  • Introduction
  • I - Les lettres patoises
  • A - Avant le XVIe siècle
  • B - Du XVIe au XXe siècle
  • C - Amélie Gex
  • II - A l'aube d'une littérature
  • A - Poèmes et chroniques à la cour de Savoie
  • B - Un humaniste européen : Guillaume Fichet
  • III - L'illustration des lettres savoisiennes
  • A - Un humaniste politique et un prêlat : Claude de Seyssel
  • B - François Bonivard
  • C - Une littérature populaire : le théâtre religieux
  • D - Marc Claude de Buttet
  • E - L'époque de Charles-Emmanuel le Grand
  • F - François de Sales
  •  

    Page suivantePage précédente

    L'illustration des lettres savoisiennes

    Au XVIe siècle et au début du XVIIe les Lettres savoisiennes brillent d’un éclat particulier.

    L’œuvre de Seyssel avait inauguré une période faste qui se prolonge jusqu’à Saint François de Sales.

    Poésie, prose, théâtre religieux, chroniques, traductions, ouvrages politiques, historiques ou moraux enrichissent le patrimoine littéraire de la Savoie auquel, sous Charles-Emmanuel 1er, François de Sales apportera la consécration.

    Dans son Apologie pour la Savoie (1554), comme dans ses œuvres en vers, Marc-Claude de Buttet cite un grand nombre d’écrivains qui ont illustré son pays et dont la plupart étaient de ses amis, tels le jurisconsulte mauriennais Baptendier, ou Jean-Gaspard Lambert. Bien des œuvres, sans doute un peu minces, n’ont pas été conservées. Certains noms se détachent : celui du célèbre Sébastien Castellion né près de Nantua en 1515 et mort à Bâle en 1563, dont l’activité d’humaniste et de théologien protestant se déroula à Strasbourg et en Suisse. F. Buisson lui consacra deux volumes en 1892, réimprimés en 1964. C’est une étude sur les origines du protestantisme libéral français, avec une importante bibliographie. Moins connu est Christophe Mille ou Milée, Bressan, professeur de Lettres au collège de la Trinité à Lyon, et auteur à succès d’ouvrages d’érudition en latin. Il manque une étude sur Jean de Piochet de Salins (1532-1624), cousin de Buttet et poète lui-même, dont les Livres de raison sont une mine de renseignements sur toutes les choses de la vie quotidienne, mais aussi la vie littéraire du temps. Et de même pour Emmanuel-Philibert de Pingon (1525-1582) qui fit son Droit à Padoue et devint réformateur des études à Turin sous Emmanuel-Philibert après une brillante carrière administrative. Son œuvre d’historien et d’archéologue écrite en latin, comme sa biographie, qui ne fut imprimée à Turin qu’en 1779, attendent l’érudit contemporain qui les remettra en lumière et les traduira.

    Heureusement, Seyssel et Buttet sont mieux connus. Il convient d’ajouter à leur nom celui de François Bonivard, qui devint citoyen de Genève, mais dont l’histoire touche de près la Savoie. Quant au théâtre religieux, il mérite un chapitre à part.

    Page suivantePage précédente

     

     
    -